Posté le dimanche 25 octobre 2009

Chapitre 10

Bonsoir à tous et à toutes.

 

Bon, j'avoue que cela fait très longtemps que je n'ai rien posté, et je ne vais pas m'excuser là-dessus.

Pourquoi?

Bah parce que 1) J'ai une vie comme tout le monde et je ne suis pas scotchée en permanence à mon ordi, 2) J'ai un BAC à préparer alors je me dois de bosser, 3) L'Inspiration et sa copine la Motivation ne sont pas toujours syncrones ou au rendez-vous, et 4) Je suis humaine, donc il arrive très souvent que la flemme et la fatigue me tombent dessus ^^

Sans parler des ficteuses qui veulent des suites et qui n'écrivent pas les leurs! A bon entendeur... ^^

 

Donc, passons le blablatage, et je vous laisse lire ce chapitre (que j'espère assez long, en tout cas j'aurais fais de mon mieux >__>), en espérant ne pas avoir perdu trop de personnes en route voire tout le monde....

M'enfin, je l'aurais mérité....

 ~~~~~~~~~~~~

 

 

- Non! Lâchez-moi ordure! Ne me touchez pas!

Elizia se débattait, en proie à une crise de colère et de panique aigue, mais l’étreinte des bras du Maître autours de son corps se resserra lorsqu’il tenta de s’en défaire pour s’éloigner de cet être dangereux.

Il haletait, la peur et l’incompréhension l’étouffaient. Comment était-ce possible?

Il se débattit plus fort encore lorsque le Maître l’amena vers le lit, mais c‘est à peine si celui-ci le remarqua, car d’un seul mouvement puissant et rapide, il l’envoya bouler sur le lit avec une force et une facilité qui n’avaient rien d’humain.

Elizia atterrit brutalement sur les draps et heurta de plein fouet la montagne de coussins qui s’y trouvait.

Un peu sonné par le choc, il tenta tout de même de s’enfuir en rampant sur les draps, mais le Maître attacha rapidement ses bras et ses jambes aux montants du lit avant qu‘il ait pu glisser une jambe hors de celui-ci.

Gloussant doucement, le Maître l’observa de haut.

- Où crois-tu aller comme cela?

Fou de rage et de dégoût, Elizia fusilla le Maître du regard, retenant difficilement les haut-le-cœur que lui inspiraient son visage à découvert.

- Espèce de monstre! Comment avez-vous fait! Comment pouvez-vous posséder son visage! Qu’avez-vous fait à mon père!

Comme s’il n’avait pas entendu l’apostrophe assassine, le Maître se déshabillait lentement, déboutonnant son pantalon puis retirant ses gants avec une nonchalance étudiée, révélant avec la plus grande tranquillité la parfaite nudité de son corps raidit par l’excitation.

Jetant les tissus au sol, il s’avança vers le lit d’une démarche ondulante, répandant ses charmes sensuels à travers la pièce afin d’exciter le jeune homme qui sentait malgré lui, poindre en son bas-ventre un désir croissant.

- Je ne supporte pas les insultes, Von Waldorf. Certes, je ne suis pas humain, mais je ne suis pas un monstre, enfin, pas de la façon que tu l‘imagine.

Elizia était au bord de l’explosion, autant physiquement qu’émotionnellement. Allongé bras et jambes écartés à l‘extrême, il se trouvait dans une positon qui donnait accès à tous les endroits de son corps et qui encourageait toutes les audaces. Face à une telle humiliation qui dépassait en force toutes celles qu’il avait enduré depuis son arrivée dans cette école, il se sentait tout d’un coup l’âme d’un meurtrier en puissance, et il se serait jeté sur ce salaud pour lui tordre le cou s’il ne s’était pas retrouvé attaché!

- Oh que non, Elie, même si tu n’avais pas été attaché tu n’aurais pas pu me tordre le cou…Maintenant sois bien sage veux-tu? J’ai du temps à rattraper.

Ses mains brûlantes glissèrent le long de son corps en une caresse aérienne, à peine un frôlement, puis s’enfouirent avec voracité sous la tunique, la déchirant en deux, réduisant le délicat tissu en lambeaux.

- Mmmh…Tu es magnifique Elie. Ton corps est devenu celui d’un homme, que c’est appréciable… La dernière fois que j’ai eu le plaisir de l’admirer, tu sortais à peine de la puberté…

Frappé d’incompréhension, le jeune homme écarquilla les yeux.

- Mais de quoi diable parlez-vous? Vous dites que l’on s’est déjà rencontrés mais….Non!

Elizia se tortilla pour échapper aux caresses qui se dirigeaient vers son bas-ventre.

- Non! Je vous interdit de me toucher, vous n‘avez pas le droit!

Ricanant doucement, le Maître lécha avec attention un téton du bout de la langue. Celui-ci se dressa sous la caresse humide, et l’autre durci sous les pincements intermittents de ses doigts froids.

- J’ai tous les droits sur toi Elie, tu m’appartient depuis que ton père et moi avons passé un accord, il y a bien des années.

- Non! C’est impossible! Jamais il n’aurait fait une chose pareille!

Attendri par sa naïveté, le Maître sourit et murmura d’une voix sensuelle:

- Oh que si, il l’a fait, Elie. Ton père était un homme cupide et égoïste, il avait la tête pleine de rêves de gloire mais n’avait pas de cran pour les réaliser. Alors il a prit la voie de la facilité et il m’a invoqué pour pactiser avec moi, me promettant son corps et son fils si je lui apportait renommée et richesse.

Mais il ne t’en a jamais parlé n’est-ce pas? Auquel cas, tu ne m’aurais pas rejeté de ta couche la nuit de tes seize ans mais accepté à bras ouverts.

Sous le choc, le cœur d’Elizia loupa un battement.

- C’est…c’est une plaisanterie n’est-ce pas? Vous avez décidé de jouer la carte du paranormal jusqu’au bout c’est cela? Il est vrai que je crois à votre histoire d’Eléments et de commencement du Monde, mais il est hors de question que je tombe dans le spiritisme diabolique! Vous…vous…Oh! Oh non, oh mon Dieu non!

Elizia qui jusqu’ici ne voyait pas de quoi parlait le Maître, eu comme un flash de la nuit à laquelle il faisait allusion, étonné de voir qu’il avait refoulé ce souvenir avec autant de force.

A cette époque, il venait à peine de fêter ses seize ans.

Il se souvenait avoir pris peur un soir en sentant quelque chose se glisser près de lui sous ses draps, lui murmurer des choses effrayantes à l’oreilles, et le caresser doucement sous ses vêtements. La peur et l’angoisse l’avaient réveillé et lui avaient fait fuir sa chambre à toute vitesse. Depuis ce jours, il n’avait jamais éteint les bougies de sa chambre.

Le corps tremblant de rage et de stupeur, Elizia tentait de maîtriser sa voix.

- Alors…c’était vous…depuis le début…

- En effet, c’était moi. Me rejeter à été une grande erreur Elie, cela n’a fait qu’aggraver la faim que j’avais de toi à cette époque. Bien sûr, j’avais Adonis, mais il n’était qu’un pis-aller en attendant mon bien. Tu m’appartient depuis toujours, il est temps que tu remplisse ton rôle à présent.

Pris de panique, il tenta à nouveau de se débattre, mais les liens étaient trop serrés, et le poids du corps de son geôlier trop important.

- Non!

Les légers pincements que les mains du Maître exerçaient sur ses tétons n’étaient plus des caresses, mais de violentes pressions qui donnaient au jeune homme l’impression qu’ils allaient être arrachés.

Le Maître siffla entre ses dents.

- Oh que si, et tu vas être bien sage Elie.

- Espèce de….hum!

La bouche du Maître venait d’avaler son sexe, et ce geste retirait toute envie à Elizia de protester ou de se débattre.

Le parfum entêtant de l’encens et la fumée des bougies le transportaient dans un monde de coton, amplifiant ses sensations et sa sensibilité. Aussi, quand la langue du Maître glissa avec lenteur le long de son pénis pour s’enrouler autour de son gland, Elizia ne pu s’empêcher de gémir et de frissonner. Il n’arrivait pas à garder l’esprit clair, et sa respiration haletante et la sueur sur son torse témoignaient de son excitation qui, à son plus grand dam prenaient autant d‘ampleur que son sexe en érection.

Les yeux humides de honte, il supplia.

- M-Maître, s’il vous plait, je vous en supplie…a-arrêtez…Han!

Elizia s’était violemment cambré face au contact inattendu des doigts du Maître sur son anus, et un hoquet de désir lui échappa lorsque son autre main glissa le long de son corps pour prendre en coupe ses testicules gonflées et offertes pour les caresser de sa paume.

La langue du Maître tournait autours de lui, glissait sur sa peau, le suçait avec gourmandise tandis que ses lèvres se resserraient pour avoir une meilleure prise. Les yeux de glace se fixèrent à ceux d’ébène, puis les va-et-vient débutèrent en une rapide cadence qui s‘accéléra presque immédiatement.

En proie à un plaisir dévastateur, Elizia se sentait partir à la dérive, défaillant devant la chaleur d’enfer qui régnait dans la bouche du Maître et l’impérialisme de son désir de jouir.

Le corps tremblant, il sentait qu’il n’allait pas pouvoir se retenir longtemps.

Il comprit en voyant la lueur moqueuse dans les yeux du Maître que celui-ci avait lu depuis longtemps son état dans ses pensées, et qu’il s’appliquait précisément à le contrarier.

Elizia serra les dents au brusque changement de cadence. La résistance qu’il avait réussit à opposer à la bouche qui le pompait énergiquement se dissolvait vite, bien trop vite pour qu’il puisse la retenir.

Puis rapidement envahit par la vague puissante d‘un orgasme dévastateur, son corps se souleva au dessus du lit, ses poings se crispèrent sur les draps, et c’est dans un cri de plaisir inouï, qu’il éjacula dans cette bouche brûlante et désormais dégoulinante de sperme.

- Mmmh, tu es délicieux…

Le murmure de contentement du Maître avait retentit vaguement à ses oreilles bourdonnantes, mais encore ivre et pantelant de plaisir, c’est à peine si Elizia en comprit le sens. Essoufflé et encore dans les vapes, il eut tout de même faiblement conscience du relâchement des lien autours de ses bras et ses jambes et du mouvement que le Maître effectuait sur son corps pour le retourner sur le ventre.

- Elizia…Tu es magnifique….

D’abord insensible au compliment et au fait que deux mains lui caressaient les fesses, il ne retrouva sa pleine lucidité que lorsqu’il senti quelque chose de chaud, de dur et d’incroyablement long frotter tout contre son intimité.

Dans un sursaut qui fit trembler chaque membre de son corps, il se recroquevilla, apeuré et encore trop faible pour faire autre chose.

- Laissez-moi par pitié…

Le Maître claqua de la langue.

- Tss, ne joue pas l’enfant, ou je serais forcé de sévir!

Ne se souciant pas le moins du monde de la supplique, le Maître étendit à nouveau le jeune homme sur le ventre et tira ses fesses vers l’arrière de façon à ce qu’Elizia se retrouve à quatre pattes.

Un doigt poussa doucement sur intimité vierge, lui arrachant un hoquet apeuré. Le Maître gloussa.

- Je suppose que personne ne t’as jamais touché à cet endroit, n’est-ce pas? A moins que je ne me trompe, seul ton écuyer à eu droit à ce traitement, je trouve cela touchant.

L’allusion à Florent dans un moment pareil fut l’épée qui transperça le cœur d’Elizia, le réduisant en charpie.

Des larmes de rage, de honte et de tristesse lui brûlaient les yeux, menaçant de déborder d’entre ses paupières closes, mais il se força à les retenir, les laisser couler devant cet être haïssable n’était pas digne de lui.

Le Maître gloussa à nouveau.

- Quel sens de la dignité!

Le doigt poussa un peu plus fort contre son anus et le pénétra fermement. Il s’y enfonça rapidement puis en ressortit tout aussi vite, puis un deuxième et un troisième doigt le succédèrent, créant de rapides va-et-vient qui étaient pour Elizia une source de souffrance et d’humiliation des plus écœurante.

Il savait que ce que le Maître lui faisait était la même chose que ce qu’il faisait à Florent.

Pour lui, cet acte avait toujours été doux et affectueux, surtout fait par amour, et par désir de le satisfaire. Mais à présent qu‘il était à sa place, il se demandait si son amant avait déjà vécut ces intrusions en lui comme une souffrance plutôt que comme un acte d’amour. Il se demandait s’il en avait souffert sans le lui dire, et s’il avait accepté de lui être soumis uniquement de par sa position de laquais. Cette perspective lui fit mal et la douleur sourde qu’il ressentait redoubla d’intensité, menaçant de le briser.

Dégoûté de lui-même et soudainement trop las pour lutter, Elizia s’offrit, résigné au sort qui l’attendait.

Un frisson le parcourut lorsqu’il entendit le Maître murmurer:

- Ce n’est pas en capitulant que tu vas te déculpabiliser Elie. Te punir de cette façon ne changera rien au fait que ton amant est le plus faible de vous deux en plus d’être ton serviteur et que, par conséquent il est celui qui se doit d’être possédé.

Elizia ne préférait rien répondre, de peur de s’écrouler en sanglots.

- Tu ne réponds pas? Libre à toi de croire que tu as fait souffrir cette pauvre chose pendant des années si cela peut te libérer du dégoût que tu ressens envers toi-même.

Les doigts se retirèrent, bientôt remplacés par le membre énorme du Maître qui se glissa le long de sa raie offerte.

Elizia eut un sursaut et serra les dents, sidéré de voir son corps réagir si positivement à la perspective d’être pénétré. Son cœur battait la chamade, son anus se contractait de plus en plus et son pénis venait de se durcir, tout cela causé par le contact de ce sexe qu’il savait bien trop énorme!

Une telle réaction le dégoûtait tellement que ses poings se crispèrent de rage sur les draps.

Le Maître murmura, les yeux mi-clos:

- Se fustiger ne sert à rien Elie. Tu me désires, je le sais et tu le sais, et sache que le désir est ce qui nous définit tous autant que nous sommes. C’est la fatalité, et tu ne peux y échapper.

Puis avant qu’Elizia ne puisse rétorquer quoi que ce soit, le Maître poussa fermement son membre sur son intimité et le pénétra.

Le baron garda d’abord la bouche ouverte en un « O » choqué. Aucun son n’en sorti pendant plusieurs minutes alors qu’il prenait la pleine mesure de la taille de ce qui tentait de pénétrer en lui, d’écarter les chairs de cet endroit si étroit de son corps.

Puis lorsque le Maître força réellement, un cri de douleur traversa ses lèvres avec tant de force que sa voix se brisa. Les larmes coulèrent, roulèrent sur ses joues en cascade, et de douleur, des mains agrippèrent les draps avec force.

De sa voix enrouée et lourde de sanglots, il parvint à articuler:

- Je vous en prie par pitié….retirez-vous…Par pitié…

- Chut, ne gâche pas ce si beau moment Elie….

Le Maître donna un coup de bassin, et Elizia hurla, agonisant face à la douleur cuisante qui le brûlait de l’intérieur.

Gémissant et haletant, il se sentit cisaillé en deux et quelque chose de chaud et de doux couler le long de sa fesse lorsque l’immense hampe de chair du Maître parvint à glisser jusqu’à la garde.

Tremblant de douleur, Elizia porta sa main entre ses cuisses et observa ce qui s’y trouvait.

Du sang.

Il suffoqua devant l’évidence: il était tellement ouvert, que la fine peau s’était déchirée, laissant le sang s’écouler hors de lui, ouvrant une blessure impossible à refermer par lui-même.

Frappé d‘horreur, il souhaita s’évanouir dans l’instant pour oublier. Il voulait oublier la douleur, oublier la nausée et les vertiges qui l’assaillaient, et plonger avec bonheur dans la mer de l’inconscience pour échapper à toute cette souffrance. C’est pourquoi inlassablement, il priait le Ciel pour que bientôt, sa conscience faiblisse et l’entraîne avec elle dans vapes.

Mais sa conscience tint bon, et le Maître se pencha à son oreille pour le lui faire remarquer:

- Ne pense pas pouvoir m’échapper de cette façon Elie, je suis au plus profond de toi maintenant et il est hors de question que tu t’évanouisse en si bon chemin.

D’un ferme mouvement de hanche, le Maître entama ses va-et-vient, se retirant puis s’enfonçant totalement en lui, de plus en plus profondément, de plus en plus facilement. Le sang rependu entre ses fesses agissant comme un lubrifiant autour du pénis qui le labourait, aidant à la pénétration.

Il glissait en lui et l’écartelait avec force, lui donnant l’impression de le remplir jusqu’aux tréfonds de ses entrailles.

Elizia n’était plus que gémissements de tristesse et de plaisir, car à sa plus grande honte, il se laissait besogner par celui qu’il haïssait tout en pleurant celui qu’il aimait, sans parvenir à endiguer le flot d’émotions qui l’avait submergé lorsque la douleur avait fait place au plaisir.

Il se sentait grisé par les sensations vibrantes que faisaient naître en lui ces violents coups de butoir au creux de son corps, envahit par le plaisir que lui prodiguait ce sexe qui buttait toujours contre sa prostate. Mais tout emprunt de plaisir qu’il fut, il se haïssait de crier ce plaisir coupable tel une putain dans un bordel.

Les râles du Maître s’accéléraient en même temps que ses va-et-vient, entrainant Elizia dans un tourbillon vertigineux. Puis l’une de ses grandes mains froides agrippa les épaules du jeune homme et l’approcha de lui, plaquant son dos avec force à son torse, et l’autre se referma autour de son pénis tendu et entreprit de le masturber.

Elizia se surprit à hurler de plaisir en s’empalant de lui-même sur cet obélisque de chair palpitante, et à ce constat, son cœur loupa un battement, l’âme submergée par le dégoût.

Des larmes amères coulèrent sur ses joues au moment où l’orgasme explosa en lui, et telle une flèche envoyée en plein cœur, le visage de Florent, rayonnant de bonheur et de joie après l’amour, s’imposa à lui avec brutalité, le vidant de toute force.

S’abattant lourdement sur les draps, il murmura dans un sanglot:

- Pardonne-moi mon amour….

Puis il s’évanouit.

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Vos avis??

(Bon, j'avais fait une première update mais elle n'est pas passée, donc je recommence!)

 

==> Leshaya: Je suis contente que ma trouvaille t'aie plus! Non pas que je me vante, mais je suis assez fière de voir que mon délir tient la route, sans parler du fait que je coinçais à ce moment du chapitre xD

Si tu aimes les surprises, tu n'es pas au bout de tes peines gnark gnark gnark!

==> Ionion: Lol, lecture en speed ma demoiselle mais t'es ps fiche de me faire un résumé correct! Vive la litté et ton esprit de synthétisation! xD
==> Wolf: Oooh! Comme ton commentaire me touche! Non vraiment, passer tous les soirs pour voir s'il y a un nouveau chapitre c'est...wouah, j'en pleure presque!

Je suis très flattée, mais fais quand même attention, le sommeil et les devoirs sont importants ;)

==> Sylphideland: Oh! Ne t'en fais pas, tu es toute pardonné pour ton oubli! C'est moi qui devrait être sanctionnée ><

==> Cicipouce: Ahaha! Ce pauvre Adonis, quelle impopularité! J'aime ton sens de l'observation ^^ Pas mal du tout!

Au fait oui, c'était session révélation au précédent chapitre. Je me disais que vous deviez en avoir marre de ne rien savoir et moi j'en avais marre de ne rien vous dire xD 

Hem, tu voulais que le Maître passe à l'action? Je crois que c'est chose faite! =p

==> Laliepetiteangel: Merci de toujours me lire ma chérie ^^

==> Lili: Et oui je suis méchante...et un brin sadique ^^ Non je plaisante mais je n'allais tout de même pas tout vous dévoiler d'un seul coup, nan mais! Après ça n'a plus de chaaaarmeuuuh! xD Au fait, tes idées ne sont pas mauvaises, c'est à creuser *réfléchit*

Pas mal la feinte sur l'OS du Peintre ^^

Du sexe à chaque chapitre? Ah tiens, pourquoi pas?

 

Bien, je crois avoir fait le tour...Maintenant place aux annonces.

Et oui, je vous réserve 3 OS de mon cru pour vous aider à patienter jusqu'au chapitre 11 de TMA qui est en cours d'écriture et pas encore près d'être terminé >__>

Au menu sont prévus:

==>Ton ombre à la fenêtre

==> De fil en aiguille

==> Amour, sexe et couche-culotte

 

Voilou! Sur ce je vous laisse, bisous à tous!

 

 


 

1. Sylphideland  le 25-10-2009 à 20:37:38  (site)

rolala ce que j'adore !!!!! c'était tellement beau que ça m'a donné des frissons <3

2. Ionion  le 25-10-2009 à 21:36:46

t'es sérieuse meuf couche culotte mais n'importe quoi toi sérieux abusé làà !!!!!
& sinon magnifique, énorme, tout ce que tu veux magnifique...
& pis ton harcellement pas prète de l'oublier
& vive la litté surtout à la rentrée on va s'éclaterr !! PASCAL youhouu
Bref meuf j'te bisoute et continue d'écrire hein

3. Lillycp  le 26-10-2009 à 09:37:17  (site)

J'adore vraiment ton style, c'est doux, sensuel, tous les lemons ne sont pas trashes mais toi, j'sais pas, c'est pas pareil. En tout cas, j'adore le harcèlement du Maître ^^ (même pas vrai, je suis pas sadique Rire). Bon, là, j'ai ma dose jusqu'au prochain chapitre, hâte de voir les réactions d'Elizia et de Florent qui a dû tout voir!

Bisous, vite la suite!

PS : moi, je suis absolument pas concernée par tes explications, mdr! je suis une droguée du clavier et en ce moment, 'jai trop d'inspiration. Des examans ? Où ça? Où ils sont les exams (ah bon, fà la fin de semaine ? J'ai le teeeeeeeeeeeeeeeeeeeeemps, normalement, je suis sérieuse... Snif)!

4. laliepetiteangel  le 28-10-2009 à 20:48:37

^^ Hey jai adoré ce chapitre, jai particulièrement adoré le Maitre (on ce demande bien pk XD)

5. Wolf__  le 30-10-2009 à 13:54:21

He bah dit donc ! Quel chapitre.. euh... SENXUEL XD
Je suis pressée de voir la suite de l'histoire [bon la on va me dire : oui comme toujours] mais bon je ne m'en lasse pas ! Et puis j'attendrai le temps qu'il faudra pour le prochain chapitre !
Le visage de son père.. ca doit faire un choc!
Le pauvre, il continue de penser a Florent... Mais je dois encore avouer que j'ai un faible pour les méchants de l'histoire XD
Bonne continuation

6. moonlight  le 04-11-2009 à 15:45:11

bravo miss pour cette super fic et surtout, dépèèèèches toi d'écrire la suite!!!!!!!

7. saya  le 01-01-2010 à 11:08:19  (site)

ah l'enfoiré!!!! ah le sale c*****!!! je l'aime de moins en moins ce démon pervers, ze veux Floreeeeeeent!!! Ben vi je l'aime bien lui....
superbe l'histoire
et bonne année!!!!!!!!!!!!

8. HaruMeuh  le 14-02-2010 à 20:00:51

* M'enfin, je l'aurais mérité.... >>> meuh non roh XD

* Qu’avez-vous fait à mon père! >>> oO ça devient strange XD

* Mais de quoi diable parlez-vous? >>> je me pose la même question attends ><

* tu m’appartient depuis que ton père et moi avons passé un accord, il y a bien des années. >>> les salops ><

* La bouche du Maître venait d’avaler son sexe, et ce geste retirait toute envie à Elizia de protester ou de se débattre. >>> aaah -_- si faible ><

* de façon à ce qu’Elizia se retrouve à quatre pattes. >>> beh comme ça il aura plus de raison de se sentir humilié !! après ça, rien ne doit pouvoir l'atteindre -_-" (le pauvre XD)

* - Quel sens de la dignité! >>> eh ! c'est un baron quand même :o

* Elizia s’offrit, résigné au sort qui l’attendait. >>> oui laisse toi faire de toute façon t'as plus trop le choix là XD

* alors qu’il prenait la pleine mesure de la taille de ce qui tentait de pénétrer en lui >>> je préfère je pas imaginer :"

* aie aie aie j'ai mal pour Eliziaaaaaaa ><

* - Pardonne-moi mon amour….
Puis il s’évanouit. >>> snif je suis désoléééééééééée TT_TT je n'ai rien pu faire pour t'aider et j'ai continué de lire pour mon plus grand plaisir XD

 
 
 
Posté le jeudi 05 novembre 2009

[OS] Amour, sexe et couche-culotte....(Yaoi)

Bonsoir à toutes et à tous!

 

Je ne sais pas si vous dormez déjà ou autre (bah oui quoi on est plus en vacances hein!) mais je poste cet OS déjà annoncé dans le chapitre 10 de TMA ^^

Voilà, viendront ensuite les deux autres....mais d'ici-là, patience!

Chuuuuu!

~~~~~~~~~~~~

 

- Lichan, où es-tu?

- Non! Non Camille, ne touche pas à ça!

- Raaah, Slimani arrête de courir dans la maison! Tu vas finir par casser quelque chose ou par te faire mal!

Les trois bambins de respectivement quatre, six et sept ans couraient un peu partout dans le salon au plus grand dam de leurs parents, à moitiés habillés et riant aux éclats de leurs bêtises.

Excédé de voir son fils sauter dans tous les sens avec son slip Spiderman sur la tête, Frédéric zippa rapidement la fermeture Eclair de Camille, puis se dépêcha de courir après Slimani pour l’attraper par la peau du cou pour l’habiller correctement.

Jetant un coup d’œil à l’horloge du salon, il appela son compagnon:

- Phil! Grouille-toi ou les petits et moi allons encore être en retard!

- Oui, oui, deux secondes, je prépare les goûters!

- Ouais d’accord.

Une fois qu’il eut terminé de remettre les vêtements de son fils à leur juste place, Frédéric parcouru la pièce du regard à la recherche de sa fille, et lorsqu’il la repéra qui se tenait non loin du canapé, son regard s’adoucit immédiatement.

Tranquillement assise au milieu du chaos de ses frères et la bouche ouverte sur un « O » étonné, Lichan suivait de ses grands yeux curieux le vol d’un petit papillon égaré. Appréciant le contraste qu’opposait sa fille à ses fils, Frédéric soupira, décidément, les filles étaient bien plus sages que les garçons!

Il se redressait pour aller la prendre dans ses bras lorsque Phil surgit à cet instant hors de la cuisine avec un sac-à-dos et deux cartables, les traits tirés par la fatigue mais un petit sourire étirant ses lèvres pâles.

Il enfila les cartables aux dos de Camille et de Slimani, puis le sac-à-dos à celui de Lichan.

- Allez les gosses, maintenant dites au revoir à Papa!

La marmaille se jeta sur lui, et Phil fut bientôt engloutit sous la pluie de baisers et d’exclamations juvéniles.

Il les pris tour à tour dans ses bras, heureux de les sentir contre lui chaque matin. Il les aurait d’ailleurs bien gardés entre ses bras, si le regard courroucé de Frédéric ne l’avait pas pressé de les relâcher.

- Phil…

- D’accord, d’accord! C’est bon, maintenant allez-y sinon P’pa va se fâcher!

- Oui papa!

- A s’soir papa!

Les enfants, tout sourires, s’éloignaient déjà de Phil, mais le départ se compliqua lorsque Lichan refusa de le lâcher.

- Non! Veux pas!

- Lichan, ce n’est pas le moment d’accord?

- Nan! Veux rester ici avec papa!

Son cri strident et ses pleurs échauffèrent le sang de Frédéric qui ne fit qu’un tour.

Renonçant à se calmer, il emporta sa fille dans ses bras, l’arrachant à l’éteinte de son compagnon.

- Naaaaaaaan!!!

- Lichan ça suffit! Ce n’est pas le moment de faire ta crise! Les garçons on y va!

Tentant de maintenir la petite furie qui se débattait entre ses bras, Frédéric poussa la porte d’entrée et après un dernier regard excédé vers son amant, sorti de la maison.

 

- Ca ne peut plus durer Phil! Je suis à bout! Non! Nous sommes à bout!

- Oui, je sais…Mais que veux-tu y faire? Nous sommes parents ! Nous ne pouvons pas espérer avoir du temps libre comme lorsque nous étions un jeune couple!

Il n’était pas loin de vingt-deux heures, et les enfants avaient déjà dîné, été baignés et dormaient à présent à point fermé.

Epuisés par leurs journées respectives, Frédéric et Phil tentaient de se reposer dans la baignoire en partageant un bain brûlant. Mais si leurs corps étaient détendus, il n’en était de même pour leur esprits survoltés.

Prit d’un soudain élan de tendresse, Phil colla son torse contre le dos de son compagnon et l’enlaça, appréciant le contact de leurs peaux humides l’une contre l’autre. Envahit par la douceur de l’instant et la chaleur du bain, il enfouit son visage au creux de son cou et le huma avec délice.

Surpris d’une telle démonstration d’affection, Frédéric sourit.

- Tu es bien très câlin ce soir, qu’est-ce qui t’arrive?

Phil gémit de plaisir, cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas senti aussi bien, et la tête lui tournait un peu.

- Mmm, rien de particulier, pourquoi devrais-je avoir une raison pour avoir envie de te serrer contre moi? Je me sens bien collé à toi de cette façon, ça me rappelle nos jeunes années, lorsqu’on vivait encore dans notre minuscule studio…tu te souviens? Le placard…

Frédéric se mit à rire.

- Oui! Le placard à balais! Tout le monde avait fini par l’appeler comme ça après la pendaison de crémaillère!

- Oui, de bons souvenirs n’est-ce pas?

- Des souvenirs qui remontent à tellement loin…j’ai l’impression qu’ils viennent d’une autre vie.

Une soudaine tension raidit ses épaules et Phil entreprit de les masser pour le calmer.

- Ecoute mon ange, je sais que tu es épuisé par ton travail et par les enfants, et que c’est difficile pour toi, mais il faut tenir le coup! Nous nous devons d’être forts pour eux, souviens-toi de ce que nous avons du faire pour obtenir le droit de les adopter!

Frédéric soupira, les nerfs tendus à se rompre.

Phil venait de sortir l’argument infaillible mais il avait raison, il ne devait pas oublier les sacrifices et les épreuves qu’ils avaient du endurer pour avoir ces petits monstres.

Certes à cette époque, ils avaient voulu des enfants à n’importe quel prix et s’étaient battus bec et ongles pour obtenir leur garde, mais depuis, Frédéric sentait comme un essoufflement dans leur couple et cela l’effrayait.

Ils avaient adopté successivement Camille, Slimani et Lichan, et leurs avaient apporté toute leur énergie, tout leur temps libre et tout leur amour, sans jamais se rendre compte que ce don permanant de soi les éloignait l’un de l’autre, mettant en danger l’équilibre de leur couple.

Au cours de ces trois dernières années, où tout n’était destiné qu’au bonheur de leurs enfants, ils en étaient venus à oublier ce qu’était la passion des premiers jours et l’insouciance des premières amours tout comme la sensation de bien être et liberté qu’elle prodiguait.

Ils sentaient l’un et l’autre, que rien n’allait plus entre eux et qu’il leurs faudrait vite apporter un changement radical dans leur vie s’ils ne voulaient pas perdre le peu qu’il leur restait.

 

- Hey! Hé ho, mec! Réveille-toi! La Terre appelle la Lune!

Clignant fébrilement des yeux, Frédéric revint à la réalité lorsqu’il entendit la vois moqueuse de son frère résonner à ses oreilles.

Mécontent de s’être fait surprendre en train de rêvasser au travail, il fusilla Anton du regard, sachant pertinemment qu’il n’aurait pas le même effet sur son cadet que sur ses enfants.

Les enfants.

Il ressentit un petit pincement de contrariété au niveau de l’estomac à cette pensée.

Bon sang!

Ne pourrait-il donc jamais régler ce problème?

Anton, qui n’avait rien loupé du combat intérieur qui se déroulait en son frère, posa une fesse sur le rebord de son bureau et le scruta avec intensité.

- Ecoute frangin, je ne sais pas grand-chose des problèmes de couples homosexuels mais….

- Comme si tu savais quoi que ce soit sur les problèmes de couple tout court Anton.

Anton continua comme s’il n’avait pas été coupé.

- Mais je pense que Phil et toi devriez prendre un peu de temps pour vous ressourcer. Ca va bientôt faire quatre ans que vous n’avez pas eu une minute à vous Fred! Je ne sais pas comment vous réussissez encore à tenir!

Frédéric observa son frère avec intensité.

- Qu’est-ce qui te fait croire que Phil et moi avons des problèmes Anton?

Le cadet sourit de toutes ses dents.

- Pas compliqué du tout frérot, tu ne sais pas cacher tes émotions! Et pour être honnête, tu fais la même tête que papa faisait lorsque maman et lui ne s’entendaient plus.

Agacé d’avoir été deviné, Frédéric grogna dans sa barbe pendant de longues minutes, puis ne supportant pas le regard railleur et victorieux de son frère, se décida à vider son sac.

- Oui, c’est vrai tu as raison! Phil et moi avons des soucis, voilà! On arrive plus à avoir de gestes tendres l’un vers l’autre ni à avoir de relations sexuelles! Le problème vient principalement du fait que je n‘arrive plus à…enfin, tu vois…

- A la lever ?

- Ouais…ouais c’est ça, c’est bon maintenant, tu es content?

La peine remplaça la lueur moqueuse dans les yeux du petit frère.

- Non Fred, je ne tire aucun plaisir à te voir malheureux dans ton couple. Je t’avoue que Phil et toi m’avez surpris pendant toutes ces années, je croyais que cela ne durerait pas entre vous, mais il y a eu l’achat de votre maison, puis l’adoption des enfants…J’ai été bluffé, comme toute la famille d’ailleurs. Vous nous avez démontré que vous pouviez construire quelque chose ensemble malgré notre mauvaise conduite envers vous, alors j’estime que la moindre des choses est de vous aider à aller mieux.

Un sourire malicieux étira les lèvres charnues d’Anton.

- Tu es trop tendu frérot, trop stressé! Je pense qu’un peu de décompression vous fera autant de bien à l’un qu’à l’autre, et je sais exactement ce qu‘il vous faut, laisse-moi faire…

 

- Je n’arrive toujours pas à croire qu’Anton ait fait ça!

Phil faisait les cent pas dans la cuisine.

- Il lui est déjà arrivé de garder les enfants, et encore, ce n’était que pour des cas exceptionnels et pour moins longtemps qu‘un week-end, mais là! Les prendre pendant toute une semaine? Comment va-t-il faire pour se débrouiller seul avec trois gosses? Impossible que la famille s’y mette, c’est perdu d’avance! Il est tombé sur la tête ou quoi?

Frédérique gloussa doucement devant l’incompréhension de son amant, laquelle incompréhension faisait écho à la sienne, car lui non plus ne comprenait pas ce brusque revirement de situation.

Quelques jours après leur discussion, Anton avait brusquement décidé de convoquer la famille au bureau de l’entreprise familiale pour un conseil express auquel Frédéric n’avait pas pu assister, étant absent pour cause de rendez-vous avec un client.

Bien sûr, il ne connaissait pas le contenu de cette réunion, mais elle avait eu le mérite de tous les faire revenir sur leurs positions, un exploit dont il n‘aurait jamais cru son frère capable. Bien sûr, il le soupçonnait de l’avoir fait exprès afin de le laisser devant le fait accompli, mais ne pouvait s‘empêcher de ressentir une profonde gratitude à son égard. Une semaine sans les enfants était une aubaine pour leur couple, et elle se devait par conséquent d‘être…mémorable.

Phil et lui disposaient donc d’une semaine entière pour se redécouvrir et accorder à l’un et à l’autre l’attention qu’ils se devaient, et Frédéric comptait bien en profiter dès maintenant.

- Non mais vraiment, je ne comprend pas pourquoi il…Fred? Mais que…Hum!

Il s’était approché de son amant alors qu’il parlait encore, avait relevé son menton de son index et avait envahit sa bouche d’un baiser doux, profond et sensuel, bien différents de ceux qu’il lui donnait le matin avant de partir pour le travail.

En dominant incontesté, il glissa un bras décidé autours de la taille de son homme et plaqua son corps contre le sien, appréciant les frissons qui le parcouraient.

Puis il enserra sa nuque de son autre main, afin d’approfondir leur baiser qui n’avait plus rien de doux mais tout de passionné.

La réaction de Phil ne se fit pas attendre, sont corps en entier se mit à vibrer d’une passion sans nom et il agrippa les fesses de son amour, les caressant avec une ferveur nouvelle teintée d’érotisme, frottant son bas-ventre au sien avec vigueur.

Leurs langues se nouaient et se dénouaient tandis que leurs corps tendus par l’excitation cherchaient leurs place par rapport à l’autre, se moulaient, et s’emboîtaient à la perfection.

Phil gémit, suffocant tout d’un coup de joie lorsqu’il senti quelque chose durcir contre sa cuisse.

Incrédule et ravi, il donna un léger coup de bassin pour vérifier que ce qu’il sentait n’était pas une hallucination, mais son allégresse n’en fut que plus décuplée lorsqu’il perçut le gémissement étouffé de son homme.

Frédéric bandait!

Submergé de bonheur et au bord de l’asphyxie, il éloigna ses lèvres afin d’aspirer une grande goulée d’air, mais elle se bloqua dans sa gorge lorsque son regard rencontra celui chaviré de désir de Frédéric.

Alors, sous l’impact de cette puissante vision érotique, ses genoux tremblèrent et flanchèrent.

Le bras protecteur de Frédéric le rattrapa et il le porta jusqu’à la chambre, où il le déposa doucement sur le lit avant de commencer à le déshabiller.

Dans un sanglot de joie, Phil murmura:

- Tu bandes mon amour!

Frédéric se déshabilla à son tour, exposant sa virilité triomphante au regard gourmant de son amant, puis une fois nu, le rejoignit sous les draps.

- Oui je bande, mon ange, et crois-moi, cette fois-ci je compte bien te satisfaire…

- Mais comment c’est possible? Enfin je veux dire…

- Je n’en sais rien, c’est peut-être parce que je sais qu’aucun de nos enfants ne va surgir dans notre chambre pour nous interrompre…

Frédéric sourit, repoussant une mèche de cheveux sur le front de Phil.

- Maintenant laisse-moi prendre soin de toi.

- Haaan….Ouiii…Fais-moi me sentir bien….

Les lèvres de Frédéric étaient partout, au creux de son cou, sur sa poitrine, le long de son ventre et de ses cuisses, entre ses jambes et sur son pénis tendu de désir, régnant sur lui, audacieuses et inquisitrices.

Sa langue traçait les plus audacieux parcourt, taquinant son gland et suçant sa peau avec gourmandise, s’enfouissant entre ses fesses pour l’explorer avec agilité.

En proie à un orgasme dévastateur, Phil avait cessé de compter le nombre de fois où il avait joui en criant son plaisir, répandant sa semence entre les draps, serrant le tissu entre ses doits crispés.

- Mon amour…

Les joues rouges et le regard humide, il écarta les cuisses à cette douce supplique, laissant Frédéric s’installer entre elles et l’enlacer doucement. Il les referma sur lui, l’emprisonnant tout contre lui dans sa chaleur brûlante, gémissant de l’envie pressante d’être prit.

- Que tu es beau…Je t’aime tellement…

Frédéric le pénétra lentement, s’appliquant à y mettre tout son amour et toute la douceur possible afin de se faire pardonner pour toutes les fois où il n’avait pas pu satisfaire son amant.

Il avança graduellement pour ne pas lui faire mal, résistant à l’obsédante envie de jouir, et lorsqu’il parvint au plus profond de lui, il se fit violence et attendit que Phil lui dise de bouger.

Touché de tant d’attention, Phil se força à se détendre au maximum et bougea légèrement des hanches.

Lorsque son homme commença à aller et venir en lui, il serra les dents sous la douleur, étonné de voir qu’il était devenu si étroit avec le temps, et s’efforça de respirer et de rester calme.

Ils allaient lentement, doucement, leurs bouches soudées et leurs yeux fixés les uns aux autres, mais bientôt, Phil en voulu plus, il était prêt à recevoir d’avantage et d’un coup de bassin, fit comprendre à son amant d’accélérer la cadence.

Alors Frédéric plongea en lui, libérant sa passion et son désir, possédant son corps avec une frénésie qu’il ne se connaissait pas mais qui le grisait.

- Oh mon amour…Oui…Plus fort!

Exalté, Phil s’agrippait à ses épaules, mouvant ses hanches au même rythme que les siennes, gémissant puis hurlant son plaisir au creux de son cou.

Frédéric jouit au plus profond de son corps après un dernier coup de reins et s’abattit avec son amant sur les draps.

Etroitement enlacés et groggy de bonheur, les deux amants s’embrassaient doucement, savourant avec délices ce début de semaine qui commençait plus que bien.

 

- Papa! P’pa! Vous nous avez manquééééé!

- Ouiii! On croyait qu’on vous reverrait jamais!!

- Voyons les enfants, on vous avait dit une semaine!

- Mais c’est long une semaine! En plus tonton Anton, pépé et mémé voulaient pas qu’on vienne vous voir!

- Tonton Anton et les autres avaient raison Camille.

- Haaan! Bah si c’est comme ça, moi j’veux plus y aller moi chez tonton!

- Ma crevette, ce n’est pas toi qui décide. Merci encore Anton, sans toi, je ne sais vraiment pas ce que j’aurais fait! Tu as accompli un véritable tour de force mon vieux!

- Mais P’pa, il est pas vieux tonton!

- Je sais mon chéri.

- Bah pourquoi tu dis ça alors?

Frédéric soupira.

- Pour rien, allez, maintenant tout le monde en voiture.

- Ouaiiis!

Laissant Phil attacher les enfants dans les rehausseurs, Frédéric se tourna vers son frère, intrigué.

- Hey frangin, je serais très curieux de savoir ce que tu as bien pu dire à la famille lors du conseil. Jamais encore il n’ont accepté de faire ce qu’ils ont fait, chaque fois que j’avais besoin d’eux, je me heurtais à un mur de refus! Et en plus je suis sûr que tu as fait exprès de les convoquer un jour où je ne pouvais pas être présent!

Un sourire espiègle étira les lèvres d‘Anton.

- Okay, je suis démasqué! Mais tu peux toujours courir pour savoir ce que je leur ai dit! Sache seulement que ma tchatche de vendeur et mon charme légendaire ont beaucoup joué!

~~~~~~~~~~~~

Alors? Vos avis!

PS: Souhaitons la bienvenue à moonlight, notre nouvelle venue! ^^

 

 


 

1. moonlight  le 06-11-2009 à 20:32:26

c'est mignooooon!!!!!!!!!ah...les enfants^^

2. ionion  le 06-11-2009 à 21:33:25

trop magnifique <3

3. Lillycp  le 07-11-2009 à 16:14:06  (site)

Charme naturel ??? Heu, c'est un sous-entendu ou c'est mon esprit pervers qui me joue des tours?

Ah, les enfants, c'est vraiment casse-pied Langue ! Mais ze veux la suite de TMA, moi!!

4. Wolf__  le 08-11-2009 à 17:55:25

Héhé il est super bien ! Ca met un peu de bonne humeur après TMA !
C'est cout mais très mignon, même si moi aussi j'aurai bien aimer savoir ce qu'a dit Anton XD Enfin bon les vendeurs, il te ferait acheter tout et n'importe quoi XD
J'attends les autres OS avec..... impatiente oui ! XD Et biensur les suites de tes fictions !

5. laliepetiteangel  le 12-11-2009 à 20:58:26

hihi c mimi! jai adoré comme toujours dailleurs! =)

6. saya  le 31-12-2009 à 11:59:40  (site)

ah les gosses... Cet OS m'a bien amusé, surtout le titre XD. ^^

7. HaruMeuh  le 01-03-2010 à 18:49:25

* déjà... on est tout de suite dans une ambiance "bon enfant" XD j'aime !

* ses grands yeux curieux le vol d’un petit papillon égaré >>> ça promet XD espérons qu'elle deveinne pas blonde avec ça ^^"

* mais le départ se compliqua lorsque Lichan refusa de le lâcher. >>> voilààààà XD

* les enfants avaient déjà dîné, été baignés et dormaient à présent à point fermé >>> pfiouuuuu XD

* j’ai l’impression qu’ils viennent d’une autre vie. >>> faites des gosses :'

* Frédéric sentait comme un essoufflement dans leur couple et cela l’effrayait. >>> je ne vous connais que depuis quelques lignes mais à moi aussi ça fait peur :'

* tu fais la même tête que papa faisait lorsque maman et lui ne s’entendaient plus. >>> sympa la référence XD

* - A la lever ? >>> oh mince :s

* Les prendre pendant toute une semaine >>> ça sent le coup foireux XD

* elle se devait par conséquent d‘être…mémorable >>> allez y, impressionnez nous *_*

* bien différents de ceux qu’il lui donnait le matin avant de partir pour le travail. >>> normaaaaal il a pas le temps XD

* Frédéric bandait! >>> HOURRAAAAAAAAAAAA !!!!!!!! \o/

* - Tu bandes mon amour! >>> mais ouiii on vient de le dire !!!

* - Mon amour… >>> trop mignooooon ><

* quelle complicité :o je suis admirative !!!!

* Sache seulement que ma tchatche de vendeur et mon charme légendaire ont beaucoup joué! >>> maiiiiis jveux savoiiiiiir ><

 
 
 
Posté le samedi 14 novembre 2009

Chapitre 11

Bonsoir à tous et à toutes.

 

Bon, mon amie l'Inspiration et sa copine la Motivation m'ont fais plaisir cette après-midi et j'ai donc tapé la suite au lieu d'un OS.

Mais bon, vous n'allez pas vous en plaindre je pense.

Sachez tout de même que ce chapitre aurait pu ne jamais être édité ce soir, mais bon, la Motivation à été plus forte que la Déprime et lui a fouttu une raclée mo-nu-men-tale.

Peut-être allez-vous le trouver court ce chapitre, si c'est le cas, j'en suis désolée, j'ai fais ce que j'ai pu, étant donné les circonstances....

 

~~~~~~~~~~~~

Doucement, très doucement, il émergea des profondeurs de sa léthargie, reprenant lentement conscience de son corps et de ce qui l’entourait.

Les battements de son cœur s’accélérèrent, son sang circula plus vite dans ses veines, sa respiration fut moins lente, il était réveillé.

Elizia prit bientôt conscience de l’obscurité à peine troublée par la lumière de la lune, du niveau de chaleur anormalement élevé qui régnait dans la pièce, et de la douleur lancinante qui lui vrillait le bas du dos et son conduit anal.

Ouvrant légèrement les paupières, il observa l’état de la chambre pour se faire une idée des intentions du Maître, s’appliquant à rester immobile pour maintenir l’illusion et faire croire qu’il dormait toujours.

- Inutile, je sais que tu es éveillé.

Le concerné réprima un sursaut, frustré d’avoir été deviné, et se redressa sur un coude, sachant pertinemment que s’il tentait de s’asseoir, la douleur comprimée dans son coccyx serait fulgurante.

Après tout, ne venait-il pas de se faire déchirer?

La haine enflamma son regard et son cœur saigna de douleur au souvenir de leur étreinte, répandant en son âme un désir de vengeance si puissant que tous ses membres en tremblèrent.

Laissant son regard balayer l’espace sombre de la chambre, il vit le Maître devant l’une des immenses fenêtres, écartant le rideau de velours pour mieux voir l’Astre nocturne.

Baigné de lumière argentée, ce corps nu à la froide beauté trompeuse, resplendissait. Il était plus grand, plus mince, plus distingué et plus….attractif encore qu’Elizia ne l’avait imaginé.

Sans toutefois se tourner vers lui, le Maître lui adressa ces mots sibyllins:

- Sais-tu pourquoi, jeune homme, j’ai baptisé cette école ainsi?

Elizia qui ne comprenait pas, murmura:

- Pardon? Votre question ne trouve en moi aucun écho, et il se trouve que je n’ai aucune envie de vous répondre, après ce que vous venez de me faire subir, salopard!

Si l’insulte le laissa le démon de glace, il n’en fut pas de même pour la lourde insolence de sa voix.

- Tu étais consentant Elie. J’ai bon souvenir du nombre de fois que tu as jouit, et de la façon dont tu hurlais ton plaisir d‘être dans mes bras. C’était tellement touchant, tu m’évoquais une jolie pucelle…C’était…rafraîchissant.

Rafraîchissant?

Cet inhumain venait de le violer sans aucun remord ni considération pour sa fierté et il trouvait cela rafraîchissant?

La colère en lui s’accumulait, telle une bombe à retardement. Ses yeux voyaient déjà rouge, et tous ses muscles se bandaient déjà, prêt à bondir sur le Maître pour l’écharper.

Mais une étrange brume balaya toute envie assassine de son être, délayant la rage explosive et la colère noire pour le laisser vide de toute émotion.

Se sentant vaguement nauséeux, et comme si on venait de lui dérober quelque chose de fondamental, Elizia demanda, les yeux vitreux.

- C’est…c’est vous qui…pourquoi? P-pourquoi faites-vous cela?

Le Maître ne se tourna pas vers lui, mais ordonna:

- Viens ici.

Sans se rendre vraiment compte de ce qu’il faisait, le jeune homme suivit la forte attraction qui l’attirait et rampa sur le matelas pour quitter la couche, ses jambes bougeant toute seules, ses pas le menant vers le Maître qui sourirait de sa soumission.

Le corps nu du jeune homme rejoignit bientôt celui du Maître, aussitôt nimbé lui aussi de la douce lumière, scintillant presque aussi fort que lui.

Le Maître posa à nouveau la question;

- Sais-tu pourquoi, Elizia, j’ai baptisé cette école Mondrose?

Tel un pantin, le jeune homme secoua la tête.

- Non, je ne sais pas.

Le Maître le regarda un instant puis reporta son regard sur le ciel étoilé.

- Te plairait-il de le savoir?

- Non merci, ça ne m’intéresse pas.

Imperceptiblement, le corps du démon se raidit.

- Non?

- Non.

Un sourire sardonique étira les lèvres du Maître.

- Et bien mon cher, tu viens tout juste de perdre quelques minutes de répit.

Puis avant qu’Elizia ne puisse opposer une quelconque résistance pour s’enfuir, une main à la poigne de fer le saisit à l’épaule et le plaqua face contre la vitre.

Deux jambes puissantes écartèrent puis maintinrent les siennes avec force pendant que deux doigts plongeaient en lui, réveillant la douleur de la plaie en lui qui ne s’était pas encore totalement refermée, pour le préparer. Coincé par le torse froid plaqué contre son dos qui le collait à la vitre glacée, Elizia ne pouvait pas se dégager, uniquement se débattre à grand renfort de coups de poings lancés à l’aveuglette…mais qui ne touchaient pas leur cible.

Il se débattait, et tentait toujours de se libérer lorsque le Maître le pénétra d‘un seul coup.

Violemment. Sans aucune douceur ni précaution.

Ce fut si douloureux que sa voix se brisa, et que les larmes affluèrent, inondant ses yeux qui se révulsaient sous l’impact de la souffrance.

Gémissant de douleur, il senti le sol tanguer sous lui mais tenta de ne pas perdre pied.

Mais alors que par la fenêtre, il observait ce qu’il croyait être le terrain calciné, il aperçu un champ de fleurs. Il fronça les sourcils, certain de souffrir d’hallucination.

Puis le Maître, soudain, lécha sa gorge offerte.

Alors, il se focalisa sur cette anomalie pour oublier la douleur, le dégoût et la honte qui le submergeaient. Il observa le champ de fleurs, et aperçu des roses, des milliers de roses et elles étaient rouges.

Comme le sang.

***

Le Maître se leva avec souplesse du lit dans lequel il se vautrait depuis bientôt deux jours. Il caressa d’une main légère le visage au repos de son bien, et lécha ses lèvres étirées par un sourire gourmant.

Il n’aurait pas besoin de lui pour cette nuit, il était désormais repus, ce dernier ébat servant uniquement de coupe-faim, une sorte de collation de minuit en somme.

Mais il aurait encore faim.

Et d’ici là, Elizia avait intérêt à avoir récupéré ses forces.

Saisissant un grain de raisin entre deux doigts d’un blanc de nacre, il observa d’un œil aiguisé l’arrondit et la brillance parfaits du fruit, tout en en appréciant sa texture ferme et lisse sur sa peau glacée.

Elizia était comme ce grain de raisin : des formes sensuelles parfaitement proportionnées, une puissance d’âme tout aussi brillante, et une texture de peau si lisse qu’il devait se faire violence pour ne pas la mordre lors de leurs ébats.

Il soupira d’une ronde satisfaction, quel meilleure proie pouvait-il souhaiter?

Aucune bien sûr. Il surpassait même Adonis qui ne lui parvenait pas à la cheville….enfin, Elizia le surpasserait lorsqu’il aura été maté, et alors….Riant sous cape, le Maître devinait que leurs ébats deviendraient de véritables joutes sexuelles.

Résistant à l’impatience et à l’excitation, il reposa le fruit et s’habilla. Il aurait très bien pu se vêtir en moins de quelques secondes en claquant des doigts, mais étrangement, il aimait sentir le tissu soyeux glisser sur son corps, voir petit à petit les vêtements recouvrir sa peau et retrouver leur place sur ses membres. Ses frères - une bande de rustres sans manières comme il les appelait - trouvaient étrange qu’un démon de son rang éprouve une telle affection pour ce qui était d’invention humaine, tout comme ils trouvaient étrange le fait qu’il désire toujours être habillé.

Les envoyant silencieusement au diable, il suspendit brusquement son mouvement lorsqu’Elizia se retourna sous les draps, murmurant le nom de son amant.

Deux sentiments se disputèrent alors son attention.

La colère mêlée de rage, qui lui imposait de filer aux cachots pour désintégrer celui qui occupait les pensées de son bien.

Le désir, qui le poussait insidieusement vers le lit, l’incitant à se dévêtir pour rejoindre Elizia, dont le corps nu et meurtrit était moulé et quasiment découvert pas les draps de soie.

Mais aucun des deux ne l’emporta, car à cet instant Tessa, qui somnolait sur le sofa, se leva d’un bond, tous les sens aux aguets.

- Je pense que nous allons avoir de la visite ma douce. Préviens Belzébuth, je vais avoir besoin de lui.

 

Le Maître pénétra dans son bureau, gagna son fauteuil de velours noir et s’y laissa tomber avec amusement. Il savait qui venait le voir, et il s’y attendait. Tôt ou tard ses manigances allaient être découvertes, et il ne pourrait pas se soustraire à la vague de contestation qui allait s’abattre sur lui.

Mais il s’en moquait.

Après des millénaires d’emprisonnement, il avait enfin trouvé un passe-temps, et il n’allait sûrement pas y renoncer pour des principes.

Il rit de l’ironie de sa pensée. Depuis quand les démons avaient-ils des principes?

Trois coups furent tapés à la porte, et son serviteur entra, dénué de tout vêtement et un sourire narquois sur son visage hideux.

- C’est Méphisto?

- Oui, et il ne vient pas seul.

- Avec Lilith?

Belzébuth était effaré, Lilith n’était pas du genre à se mêler de ce genre de chose, et d’ailleurs ce n’était pas ses affaires!

- En effet, ta mère à décidé de se mêler de la partie.

Belzébuth explosa.

- Par tous les démons des Limbes! Ida…

- NE PRONONCE PAS MON NOM EN CE LIEU!

- Pardon. Cela ne la regarde en aucune façon! J’ai choisi de travailler pour toi, et je le fais par amitié! D’autant plus qu’il est plus facile pour moi de me nourrir ici que là-bas.

Il avait prononcé cette dernière phrase avec un sourire carnassier, passant et repassant ses deux langues visqueuses sur des canines démesurées.

Le Maître soupira.

- Crois-tu donc que je ne le sache pas? Tu es le Prince des Enfers, Belzé, il est normal que les souverains désapprouvent le fait que tu œuvres pour un démons de caste si inférieure à la tienne. Mais si un jour tu dois m’abandonner, je te promet de survivre à ton départ.

Le ton ironique du Maître scandalisait le démon. Il posa un genoux au sol, une main sur le front en signe d’allégeance.

- Mon ami, dit-il le ton grave, je t’ai fais une promesse, et je préférerais mourir plutôt que de la trahir!

Le Maître rit à gorge déployée.

- Un serment à présent? Par tous les diables Belzébuth à quoi cela sert-il? Ce n’est pas comme si, nous démons, avions le sens de l’honneur!

Le démon lui jeta un regard peu amène.

- Ne gâche pas ce moment s’il te plait, j’essaie d’être loyal, héroïque! Alors pourrait-on faire comme si?

Le Maître pouffa encore, mais accepta le serment - en roulant des yeux intérieurement - rapidement afin de mettre fin a cette parodie chevaleresque. Décidemment, le monde humain avait une mauvaise influence sur le Prince, être loyal, non mais franchement!

Il riait encore quand, dans une flambée de lumière et de feu, deux autres démons apparurent dans le sombre bureau.

Aussitôt, le Maître et Belzébuth, s’agenouillèrent, en signe de soumission.

- Majesté, Conseiller.

- Mère, Conseiller.

- Relevez-vous, je n’ai pas de temps à perdre avec des flatteries.

 

***

 

Etrangement, il avait l’impression d’avoir de plus en plus froid au fur et à mesure qu’il s’habituait à cet endroit. Et comme la lumière du jour ne filtrait pas dans cette prison où il était enfermé, il avait peu à peu perdu la notion du temps. Alors pour palier à ce manque, il avait trouvé un autre moyen de repère : il comptait les jours en fonction de ses repas. Comme il avait remarqué qu’on lui apportait sa pitance deux fois dans un laps de temps peu espacé, il en avait conclu qu’il était nourrit deux fois par jour.

Voilà ce qui expliquait son alarmante maigreur et sa faim constante.

Florent se recroquevilla sur lui-même, tentant d’ignorer les cris de son estomac en réfléchissant. Faire marcher son cerveau était la seule chose qui l’aidait à oublier sa faim, et il avait l'impression que cela durait depuis plus d’une semaine.

Il se doutait bien qu’il n’était plus au manoir des Von Waldorf, et qu’on l’avait enlevé pendant qu’il dormait, car son dernier souvenir remontait à ses dernières ablutions et mise au lit.

Il se lamentait de ne pouvoir parler à personne de son malheur car depuis son arrivée dans cette caverne, son seul contact avec l’extérieur était un très jeune homme blond d’une incroyable beauté.

Jeune homme qui ne le lui adressait jamais aucune parole ni ne le regardait jamais directement d’ailleurs, et qui prenait toujours grand soin de rester dans l’aveuglante lumière afin de ne pas être dévisagé. Mais une fois, au plus grand ébahissement de Florent, sa vigilance n’avait pas été aussi efficace, et il en était resté la bouche ouverte et les yeux écarquillés de stupeur.

Ce garçon était si beau qu’il avait cru à une hallucination due aux drogues contenues dans la nourriture.

Mais à présent qu’il faisait plus attention et qu’il s’allongeait discrètement dans un angle qui lui permettait de mieux le voir, Florent pouvait l’observer à loisir et se rassurer sur le fait qu’il ne rêvait pas.

Le beau jeune homme le distrayait de sa morosité et de sa tristesse, car repenser à sa vie d’avant ne faisait que le rendre plus déprimé encore.

Un soupir lui échappa lorsqu’il repensa à son maître, désormais loin de lui pour trois longues années, qui ne savait sûrement pas ce qui lui était arrivé, et qui ne le saurait probablement jamais.

Son cœur se serra à cette pensée, certes, le garçon était beau et séduisant, mais jamais rien ni personne ne pourrait lui arracher l’amour qu’il éprouvait pour Elizia.

Il savait que son amant l’aimait par-delà la distance, oh oui qu’il sentait encore leurs cœurs battre à l’unisson! Il lui avait promis un amour infaillible, et il comptait bien lui rendre la pareille.

Car non, jamais il ne pourrait l’oublier, ni le trahir.

Désormais fort, de cette certitude, il éclata en sanglots.

 

~~~~~~~~~~~~

Vous savez très bien que vos avis me sont chers...je vous laisse la place.

 

==> Sylphideland : Je t'ai donné des frissons??? *rougis* M'en voilà toute flattée! ^^

Mes excuses TT_TT, je ne parviens pas à prendre le temps pour te lire!!! Mais j'y arriverai!

==> Ionion : Oui meuf, je suis sérieuse avec mon OS sur les couche-culottes...que tu as apprécié! *tire la langue* Mais oui, je continue d'écrire! Même si ma lenteur à le faire me désole....Et vive Pascal et ses pensées incompréhensibles!

==> Lili : Merci pour tous ces touchants compliments \*o*/ Sache que le harcèlement du Maître va durer encore un bout de temps ^^ Je sens très bien que tu désire lire des scènes avec un peu plus d'action mais, il va te falloir un peu de patience, ça va venir, il faut d'abord que je place la toile de fond :S Oui j'ai vu que tu étais très productive...et ça me désole...je prend un retard incroyable sur tes chapitres, ça me frustre tellement! Argh! Vivement les vacances de Noël, que je rattrape tout ça!
==> Laliepetiteangel : Mon Dieu ma chérie! T'aurais-je corrompue?? *héhé*

==> Wolf : Senxsuel? Mmmh, joli néologisme! Merci de ne pas te lasser de mon histoire, si c'était le cas, ce serait la fin! La suite viendra n'aie crainte! ^^

==> Moonlight : Hihi, tite souris, t'en fais pas, voici ta suite =D (comme quoi, le harcèlement ça a du bon hihi).

 

PS: Je suis contente de voir que l'OS "Amour, sexe et couche-culotte" vous a plu!

J'espère que le prochain rencontrera autant d'avis positifs! Je vous n'aimmmeuuuuh <3 

 

Bien, sur ce je vous laisse.

Bisous, bisous!

 

 


 

1. Moonlight  le 15-11-2009 à 11:53:42

Ca fait plaisir de voir que tu continues tes super fic ! Le personnage de Belzébuth est sympa, je l'aimes bien.

2. Ionion  le 15-11-2009 à 11:58:48

Toujours aussi bien ça commence à être la belle merde ton truc j'espère qu'ils vont s'en sortir =S

3. laliepetiteangel  le 15-11-2009 à 16:23:01

smiley_id119144 jai bien aimé ce chapitre! (j'aimerais bien qu'il se passe kelke choses avec le jeune homme blond ^^). J'attends la suite avec impatience!! =)

4. Leshaya  le 17-11-2009 à 22:22:48  (site)

Mais je SUIS inscrite à ta newsletter, depuis un bon bout de temps d'ailleurs! C'est juste que je commente pas toujours, et récemment j'ai eu très peu de temps pour moi alors je suis venue rattraper mon retard ce week-end, hop hop hop chapitre 10 et 11 mais j'ai pas trop pris le temps de commenter ^^

(mais je passe lire ne t'inquiètes pas ^^)

Et peut-être aura-tu l'honneur (haha... hum.) de lire à nouveaux mes commentaire incessamment sous peu!

5. Lillycp  le 18-11-2009 à 15:24:55  (site)

Coucou ! Moi, plus d'action ??? Pas du tout Langue Je vois pas pourquoi tu dis ça, ça se qaurait si j'étais sadique, perverse, corrompue, immorale, libidinieuse, débauchée, mauvaise (synonymes de sadique sur Word, mdr)! J'ai un coeur d'or et une âme digne d'un ange... Bref, le Maître va-t-il passer un mauvais quart d'heure ? Ce serait bien fait pour lui après ce qu'il fait subir à Elizia (pour mon plus grand bonheur^^) et après, il ira déverser sa colère sur son protégé, niark, niark!

Arf, bon, je vais écire la fin de MSF, j'ai pris du retard dans mon programme, à force de regarder des animes!

Bisous.

6. Lillycp  le 23-11-2009 à 00:48:57  (site)

Coucou!! Voilà, j'en ai parlé sur mon blog mais comme t'as pas trop le temps, je viens t'en parler chez toi. Je vais écrire l'épilogue de MSF et Danouch a eu envie de faire partie. Donc, je me suis dit que pour remercier toutes celles qui ont laissé des com, je pouvais vous insérer dans l'histoire selon vos envies. Dis-moi si ça t'intéresse^^ Bisous.

7. Wolf__  le 27-11-2009 à 22:00:51  (site)

Bon voila j'ai lu le chapitre dès sa parution mais j'ai pas trop eu le temps de laisser un petit com, alors fidèle à la tradition et à mon poste de lectrice accomplie de tes histoires, je viens laisser un petite trace pour dire que bah comme d'hab', c'est tout simplement génial !
On voit que les sentiment qu'éprouvent Florent et Elizia l'un pour l'autre sont purs et c'est très beau.... Mais je reste fidèle admiratrice du grand méchant de l'histoire XD

8. HaruMeuh  le 14-02-2010 à 20:01:55

* - Inutile, je sais que tu es éveillé. >>> fallait s'y attendre !!!! il sait tout ><

* la douleur comprimée dans son coccyx serait fulgurante. >>> oups ^^"

* - Pardon? Votre question ne trouve en moi aucun écho, et il se trouve que je n’ai aucune envie de vous répondre, après ce que vous venez de me faire subir, salopard! >>> j'aime ! parce que, le discours de la phrase est vachement soutenu, et à la fin il lache une ignominie XD

* Rafraîchissant? >>> mdrrr tout est relatif XD

* Il se débattait, et tentait toujours de se libérer lorsque le Maître le pénétra d‘un seul coup. >>> je viens de lâcher un grand "ouuuuuh" tout en me tordant sur le côté :s c'est peu dire que je souffre pour lui ><

* Mais il aurait encore faim. >>> Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière ....... ça c'est fait ! Mangez au moins cinq fruits et légumes par jour ...... on a la carotte, l'artichaud et les prunes !!! il en manque XD

* Ses frères >>> oh mince y'en a d'autres Oo

* Depuis quand les démons avaient-ils des principes? >>> on se le demande XD

* - En effet, ta mère à décidé de se mêler de la partie. >>> carrément Oo

* être loyal, non mais franchement! ça serait du jamais vu XD

* était un très jeune homme blond d’une incroyable beauté. >>> Adonis ?

* Son cœur se serra à cette pensée, certes, le garçon était beau et séduisant, mais jamais rien ni personne ne pourrait lui arracher l’amour qu’il éprouvait pour Elizia. >>> fais gaffe à où tu vas trainer ton coeur hein :@ (pas français mais on se comprend XD)

* il éclata en sanglots. >>> ooooh :'

 
 
 
Posté le mardi 24 novembre 2009

Ton ombre à la fenêtre

Bonjour à tous et à toutes.

 

En ce jour de grève, je vous offre cet OS promis depuis un bout de temps.

 

~~~~~~~~~~~~

J’habite une petite résidence située en pleine banlieue parisienne. Elle n’est qu’une simple allée bordée de quatre maisons, refermée par une barrière de métal télécommandée, mais c’est suffisant pour lui donner un aspect protecteur et intime.

Refermant la porte de chez moi d’un coup sec, j’actionnai l’ouverture de la barrière avec ma clé et me dirigeai vers la sortie d’un pas pressé.

J'étais en retard pour aller au lycée et ce n’était pas le moment de rater mon bus, alors pour prendre de l’avance je plongeais une main fébrile à l’intérieur de mon sac pour y chercher ma carte de bus. Comme je ne trouvais rien sous la tonne de papiers et de débris non identifiables réfugiés au fond de mon sac, je fini par m’arrêter en plein milieu du chemin pour en renverser le contenu sur le bitume.

Mais je ne trouvais toujours rien.

Et l’aiguille de ma montre tournait.

Comme je me voyais mal faire demi-tour pour chercher cette saloperie chez moi, je me fis les poches, soudainement saisit d’une intuition.

Bingo! C’était en fait dans la poche intérieure droite de ma veste.

Alors que je reprenais ma course, la fenêtre sous laquelle je me tenais s‘illumina, faisant apparaître une silhouette masculine dont la nudité était cachée par un boxer de couleur sombre.

Je fus si surpris et ravi de cette apparition que je m’arrêtais une seconde fois pour l’observer, ignorant délibérément le message d’alerte qui scandait dans mon cerveau : « tu vas vraiment être en retard si tu restes là! »

En plissant les yeux, je me rendis compte que cette silhouette était celle de mon voisin d‘en face de chez moi, un mec taciturne dont j’ai oublié le prénom et que je n’ai rencontré qu’une fois lors de la fête annuelle de la résidence, un certain Rémy ou Martin...

Il se rendit bientôt  compte que je l’observais, et c’est avec précipitation qu’il se déroba à ma vue pour enfiler un jean et un t-shirt.

Une fois habillé, il revint à la fenêtre pour vérifier si j'étais toujours au même endroit, mais si moi je pouvais encore l’observer, lui ne pouvait plus me voir, car j'étais désormais dans un angle mort qui l’empêchait de voir où je m'étais déplacé.

Je ris sous cape, voilà qui allait me donner à fantasmer pendant mon cour de maths….

 

Posté juste devant ma fenêtre, une paire de jumelles rivée à mes yeux, j’attendais patiemment que mon délicieux voisin daigne se montrer à nouveau. Mon frère, littéralement vautré sur mon lit, tripotait machinalement un emballage de préservatif.

Soufflant d’exaspération, il me lanca le petit carré sur le crâne.

- Dis, tu vas rester longtemps dans cette position? Ca va faire pas loin d’une heure que tu poireaute, et moi j’ai envie de commencer la partie!

M’exhortant au calme, je me retournais pour l’observer.

Lui et moi étions aussi différent que le ciel et la terre. Lui était grand et baraqué, alors que j'étais petit et frêle. Ses yeux et ses cheveux étaient d’un cacao profond, alors que les miens étaient d’un blond miellé.

J’avai tellement l’air d’un gamin à côté de lui que les gens avaient parfois du mal à me croire lorsque je leur disait être l’ainé et majeur de surcroit.

Ramassant le préservatif tombé au sol, je regardais mon frère me sourire.

- Adrien, je te le répète, je ne t’ai pas promis de jouer avec toi, alors tu peux y aller. Moi j’ai plus intéressant à faire.

Il ricana.

- Oui, c’est-ce que je constate! Vu comme tu bandes, je pense deviner de quoi il s’agit… Qui est la victime cette fois?

Un petit sourire ravi et moqueur naquit sur mes lèvres.

- Le voisin d’en face. J’ai flashé sur lui ce matin, je l’ai chopé presque à poil par la fenêtre! C’était génial, tu aurais dû voir sa tête!

Il s’esclaffa.

- Hey! Espèce de voyeur pervers! Tu penses que je devrais aller le prévenir, lui dire qu’il est traqué?

Je ris avec lui.

- Vas-y, mais de toute façon, c’est mort pour lui! La cible est verrouillée, impossible pour lui de m’échapper, je le veux et je l’aurais!

Nous riions comme des mômes ayant fait une bonne farce.

Adrien savait que je préfèrais les hommes, même si pour moi, le mot « préférer » n’était pas exactement le terme exact pour définir ma sexualité. Pour ma part, je n’ai pas choisit d’être ce que je suis, et cela ma famille l’a bien compris. Mes parents ont eu du mal à digérer, mais mon frère s’en est fichu comme d’une guigne. Pour lui, le fait que je soit hétéro ou gay, n’a aucune importance. Je serais toujours son frère quoi qu’il advienne et son soutien me sera toujours offert.

Saisissant la console qui gisait au pied de mon lit, Adrien se lança dans une partie de Tekken, pendant que je reprenai mon observation.

J’avais le souvenir d’un corps assez musculeux, grand et dont la largeur d’épaules contrastait avec la finesse des hanches. Le manque de lumière de la ruelle ce matin, m’avait empêché d’en distinguer plus, mais je ne parvenais pas arrêter le film que montait mon imagination.

Je me rendis compte que je me caressais seulement lorsqu’Adrien murmura, le rire dans la voix:

- Mec, je crois que je vais y aller. T’as l’air…occupé, je te laisses en tête à tête avec ta main. A plus!

Je sursautais et baissais la tête vers mon membre dur. Contrit, je me tournais vers Adrien.

- Désolé, c’est plus fort que moi.

Ce n’était pas la première fois que mon frère me voyais dans cet état, mais je me sentais un peu gêné de m’être fais prendre sur le fait comme un gosse qui aurait fait une bêtise.

- T’inquiète! Je vais voir si papa est ok pour un baby-foot.

J’écoutais pendant un moment décroitre son pas lourd dans l’escalier puis reportais à nouveau mon attention sur la fenêtre obscurcie de la chambre de mon voisin d’en face.

Mais soudain, la lumière illumina la chambre et la fenêtre dépourvue de rideaux que je fixais depuis des heures, chassant ma gêne de mon esprit. Un petit sourire coquin s’épanouit sur mon visage, et je sentis l’excitation gagner l’ensemble de mon corps.

Il était là! Juste devant moi, encore plus beau que dans mon souvenir.

Brun, les épaules larges, le torse puissant et luisant - il sortait sans doute de la douche -, et des hanches que je devinais étroites sous la serviette, je me sentais trembler.

Une bouffée de chaleur envahit mon être sous l’érotisme des visions qu’il m’inspirait.

Je me voyait, bête affamée, glisser sur son corps puissant pour me repaitre de sa saveur musquée, caresser du bout des doigts sa pilosité brune et y enfouir mon visage enflammé….

Toute rêverie s’envola lorsqu’il leva la tête et que son regard croisa le mien à travers les jumelles.

Il resta d’abord un long moment immobile, puis un doux sourire illumina ses traits virils. Ses mains glissèrent lentement sur son torse offert, caressant les tétons bruns, descendant sur les abdos parfaitement dessinés, glissant sous la serviette….

Une flèche de désir me transperça avec tant de violence que je vacillais. Instinctivement, je crispais les mains sur mes jumelles. Ayant deviné mon trouble, son sourire s’accru pour devenir celui d’un prédateur. Un prédateur dangereusement séduisant et dominateur.

Sa serviette glissa au sol et alors je pu admirer sa beauté dans toute son authenticité.

Ses hanches étroites, les veines qui parcouraient son bas-ventre, ses fesses et ses cuisses fermes, sa virilité durcie…

Suffoqué et rouge d’émotion, je tentais de garder le contrôle de mon corps pour ne pas me précipiter hors de chez moi et me ruer chez lui. Mais toute résolution s’effaça lorsqu’il entreprit de se caresser en faisant signe de rappliquer.

Reculant de plusieurs pas, je laissais tomber les jumelles et tentais de déglutir. Il fallait que je garde la tête froide, oui la tête froide et le contrôle de mon corps.

Je jetais un dernier coup d’œil par la fenêtre….et me ruais dehors, tout contrôle piétiné.

Sortant en trombe de ma chambre, je lançais deux ou trois excuses à la volée devant les yeux ronds de mes parents. J’allais le regretter demain, mais pour l‘instant c‘était le cadet de mes soucis.

Je fus devant sa porte en moins de temps qu’il m’en fallait pour le dire, et me jetais sur sa bouche dès qu’il ouvrit la porte.

Saisissant sa nuque à deux mains, je me collais à lui dans un geste désespéré pour éteindre le feu qui rugissait en moi. Mais il ne s’apaisa en rien et grandit plus encore lorsque ses mains glissèrent sur mes reins et plaquèrent mon ventre contre le sien, brûlant et dur.

J’eu vaguement conscience qu’il m’emportait dans sa chambre à l’étage, puis qu’il me déposais sur le lit. Ses doigts habiles me dénudèrent sans cesser de m’embrasser, et bientôt son corps lourd et chaud recouvrit le mien, petit et fin.

Ses lèvres et ses mains découvraient ma peau, caressaient mon corps avec une passion dominatrice qui me laissait pantelant. Il ne cessait de donner alors que je ne faisait que recevoir. D’un coup de rein, je nous fit rouler sur le lit, renversant la tendance, prenant à mon tour le pouvoir sur son corps que j’explorais de ma bouche, de ma langue, de mes dents. Nos souffles et gémissements mêlés étaient comme une musique accompagnant notre joute sensuelle.

Nous roulions sur les draps, bataillant encore lorsque soudain son étreinte autours de moi se resserra, m’écrasant contre son torse à m’étouffer.

Plongeant son regard chaviré au fond du mien - je notais que ses yeux étaient d’un gris acier -, il me demanda dans un souffle:

- Je peux?

J’acquiesçais dans un sourire, touché par sa délicatesse et retins mon souffle lorsqu’il s’introduit en moi après avoir passé un préservatif, poussant doucement sur la chair de mon anus qui se dilatait sur son passage.

Il était presque au fond de moi, quand dans un petit rire, il s’immobilisa et murmura:

- Je ne sais même pas comment tu t’appelles!

Je ris moi aussi, répondant d’une voix rauque de plaisir:

- C’est Gabriel…

- Enchanté, moi c’est Dylan.

Mon amusement, du au fait que je trouvait que se présenter maintenant était comique, s’envola dès qu’il entama sa lente danse en moi. Ses mouvements étaient doux, fermes, délicieux. Pour rien au monde je n’aurais voulu que cette douceur s’estompe, mais bientôt, et sans signe avant-coureur, la tension accumulée explosa en nous, submergeant nos sens d’un orgasme dévastateur qui nous laissa pantelants.

Nous nous abattîmes sur les draps d’un même élan, enlacés et les lèvres soudées par un baiser voluptueux.

 

Un peu plus tard, j’ouvrai les yeux sous la lumière grise d'un ciel assombrit par les nuages. Jetant un coup d’œil affolé au réveil posé sur la table de nuit - onze heures passées -, je me laissais finalement retomber sur les oreillers, imaginant la tête de mes parents lorsque je leur expliquerais la situation, sans parler de mon absence à justifier au lycée et des cours que j’aurais à rattraper.

- Ah, tu es réveillé.

La voix veloutée de Dylan me fit me redresser sur mon séant, et je l’observais sans retenue, le regard gourmand.

Nonchalamment adossé au chambranle et les bras croisés sur son torse, il n’était vêtu que d’un boxer noir et me regardait lui aussi, une drôle de lueur au fond de ses beaux yeux gris.

Je retins mon souffle, il était encore plus sublime à la lumière du jour.

Déglutissant difficilement, sous son regard brûlant, je tentais de garder un air décontracté.

- Salut….

Ma voix était rauque, encore porteuse du sommeil et du plaisir de la nuit passée.

- Salut.

Il marqua une pause, comme s’il réfléchissait à quelque chose, puis son regard se mit à luire.

- Je te reconnais tu sais. Tu es celui qui m’a pris par surprise hier matin.

Je ricanais, très fier de moi.

- Je ne m’attendais pas à ce que tu joues les voyeurs, ni à passer une nuit si….enfin, c’était quelque chose!

Son petit sourire me fit frissonner de la tête aux pieds, et tout mon corps se tendit lorsqu’il vint me rejoindre sur le lit.

- Oui en effet. Excuse-moi de t’avoir espionné de cette façon, mais…c’était plus fort que moi.

- Au contraire, ça ne m’a pas dérangé, je dirais même que ça a contribué à mon excitation. Ta façon de me regarder à travers ces jumelles, comme si tu étais inaccessible, c’était…très stimulant.

Le feu qui m’enflamma les joues fit pétiller ses prunelles d’amusement. Je lui demandais, un peu timide tout d’un coup:

- Je ne sais même pas quel âge tu as.

- Je n’ai que 21 ans, même si je parais plus vieux.

Son expression se fit soucieuse, même s’il gardait toujours son petit sourire au coin des lèvres.

- Dis-moi, tu es majeur au moins? Parce que je ne tiens pas à avoir des problèmes avec tes parents, n’oublie pas que nous sommes voisins. Ce n’est pas pour te vexer non plus, je te rassures, mais tu parais si….jeune, tu es à croquer.

J’inspirai et expirai pas loin de trois fois avant d’être sûr de pouvoir parler sans lui sauter dessus. Nom d’un chien, il était tellement sexy!

- Je…je suis majeur oui, et ne t’en fais pas pour mes parents. Après la frayeur que je viens de leur faire, je vais sûrement être consigné chez moi à vie.

Son sourire se transformait doucement  en une moue craquante, bizarrement, j’ai à nouveau manqué d’air.

- J’espère que non, j’adorerais te revoir Gabriel, te connaître mieux et qui sait…peut-être avoir plus. Je n’ai personne en ce moment et…tu me plais vraiment beaucoup. D’ailleurs, je sens que je te fais le même effet alors…

Il s’ approcha doucement de mon visage, et ses lèvres emprisonnèrent les miennes dans un baiser doux, tendre et empli de promesses vertigineuses.

Enserrant ma taille de ses bras, il me fit doucement basculer sur le dos pour s’installer entre mes jambes. Sa peau plaquée contre la mienne était douce, et sentait le café et l’agrume.

Interrompant notre baiser, il me chuchota à l'oreille:

- Gabriel, tu sais à quoi tu me fais penser? A un ange, un petit chérubin blond et fluet qui s’amuse à me faire perdre la tête avec sa bouille trop innocente et ses ruses sensuelles.

Amusé, je lui lançai un regard provoquant.

- Oh, et que puis-je faire pour y remédier?

- Reste avec moi et laisse-moi te dévergonder…

Il s’empara à nouveau de mes lèvres dans un grognement de plaisir qui me fit tourner la tête. Envahit de la même ferveur, je lui rendait ses baisers avec une passion nouvelle, savourant l’idée que jamais plus je n’aurais à fantasmer sur son ombre à la fenêtre.

 

~~~~~~~~~~~~

Vos avis??

 

 


 

1. Leshaya  le 24-11-2009 à 17:14:32  (site)

Eh ben t'sais quoi?
Niveau fics je suis assez difficile sur le style, j'en lis très peu, et en plus j'ai pas le temps mais alors toi j'adore ton style!

Franchement, à part 2/3 fautes d'orthographe (genre à gourmand c'est un d et y'a 2 K à Tekken (mais c'est un nom propre donc au final on s'en fiche Rire)) j'aime beaucoup! ^^

2. Lillycp  le 24-11-2009 à 17:42:33  (site)

Aaaaaaaaah, m'est avis que le voyeurisme paie! c'est pour ça que je suis célib '? Ouais mais en mm temps, j'ai pas de voisins vu que les fenêtres font face au ciel...

3. ionion  le 24-11-2009 à 17:43:42

Trop bien <3 j'adore =)

4. laliepetiteangel  le 25-11-2009 à 17:07:40

excellent! jadore ma puce!

5. Wolf__  le 28-11-2009 à 13:24:34  (site)

Trop bien ! En plus je veux appeler mon fils Gabriel dans ma vie future XD
Un OS très rafraichissant qui tranche avec TMA qui est un peu triste en ce moment Rire
Si seulement ça pouvait se passer réellement dans la vraie vie XD

Vivement le prochain OS !

6. Jessica^^  le 29-11-2009 à 23:05:07

Une rencontre improbable mais un coup de foudre réciproque ^^'
J'aime tes descriptions toujours si bien écrites^^on est tansporté^^'
"Gabriel"comme l'archange^^c'est un si beau prénom qui colle au physique du personnage mais pas trop à son tempérament^^il est pas si innocent que ça^^'
Une banale journée ou en retard il rencontre un partenaire potentiel mais ici peut être plus peut être même le grand amour^^
Si seulement mes voisins n'étaient pas aussi décrépit mdr^^
c'est original et puis il est pas tombé sur un pervers c'est déjà ça hihi

7. saya  le 31-12-2009 à 12:06:10  (site)

ah celui là je le trouve trop fort!!! Sérieux, ce jeu de voyeur, et surtout l'attirance que ces deux là ont sans même se connaître... c'est trop fort!!!

 
 
 
 

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