Posté le dimanche 29 novembre 2009

Chapitre 12

Bonsoir à tous et à toutes!!

 

Je suis de bonne humeur ce soir, et boostée à bloc!!

Voici un chapitre de TMA que j'ai eu la foi et le courage d'écrire en 3heures! Un reccord!

J'espère qu'il vous plaira!!

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Pendant ce temps, l’étrange disparition d’Elizia ne fut bientôt plus l’élément phare des rumeurs qui alimentaient les bruits de couloir et les conversation de Friedrich, d’Olivia, de Célestina et de tous les autres élèves de l’école. Car d’autres élèves, comme lui, avaient disparus.

Cela faisait bientôt plus de deux jours qu’Elizia n’avait donné signe de vie à ses amis, personne à l’école ne l’avait aperçu nulle part depuis son évanouissement un matin au petit-déjeuner, et ils s‘inquiétaient.

Comme bon nombre des élèves récemment disparus avec lui, il n’était plus présent aux cours ni aux repas, et la porte de sa chambre restait invariablement fermée.

Les professeurs, au moment de l’appel, égrenaient les noms de leurs voix monocordes, accomplissant cette tâche administrative d’un geste machinal et blasé, ne semblant jamais remarquer le nombre croissant d’absences, ni même celle, récurrente d’Elizia Von Waldorf.

***

Il était debout, au milieu d’un champ de fleurs d’un rouge éclatant, presque sanglant. Un peu perdu, il tournait sur lui-même, cherchant le chemin qui le mènerait chez lui, auprès de son amant et de ses domestiques, mais il ne voyait rien, trop éblouit par l’éclat rougoyant des roses.

La tête lui tournait, et ce vertige lui donnait la nausée. Coordonné au parfum entêtant des fleurs qui l’entouraient, ce vertige devenait une chute. Une chute vertigineuse qui l’netrainait dans des profondeurs abyssales et si sombres qu’il ne distinguait pas son corps.

Où étaient les roses? Comment en était-il venu à tomber dans un tel précipice de noirceur après cet accès de lumière flamboyante?

Le visage de Florent, lui apparut, et il murmura son nom en tendant la main vers lui pour lui caresser la joue. Mais le mirage disparut aussi vite qu’il était apparu, et il s’écrasa au sol.

Elizia se réveilla en sursaut, la poitrine haletante et le corps couvert de sueur. Il se redressa sur les coudes, encore ébranlé et choqué.

Il se passa une main sur le visage. Quel était ce rêve? Son inconsciant cherchait-il à lui transmettre un message? Perplexe, il fronça les sourcils. Il devait sûrement y avoir une explication, ce genre de songe était bien trop étrange pour qu’il ne signifie rien.

Roulant nonchalamment sur le ventre, le jeune homme agrippa les rebords du matelas, et se hissa hors du lit avec précaution, entrainant les draps à sa suite pour couvrir sa nudité. Il grimaça de douleur dès qu’il se baissa pour ramasser un pan du tissu satiné, maudissant son violeur avec une ferveur effrayante pour qui ne le connaissait pas, et chercha ses vêtements du regard.

Sa tunique autrefois si belle et soignée, gisait au sol, déchirée en deux par la poigne du Maître, et son caleçon de soie reposait non-loin du sofa où ronronnait Tessa.

Tout entier absorbé dans ses propres problèmes, il en avait presque oublié l’existence de la panthère qui n’avait pas bougé de place depuis qu’il avait posé le pied dans cette maudite chambre.

Il se sentit rougir à la pensée de ce qu’elle les avait vu, et entendus faire et s’empressa de changer de sujet de réflexion.

Il prit soudain conscience de son odeur, et chercha du regard la salle de bain. Se nettoyer lui ferait le plus grand bien, et l’aiderais sûrement à chasser les idées noires qui lui embrouillaient l’esprit, histoire de réfléchir à sa situation plus clairement.

Raflant son caleçon au passage, il parcouru la pièce à pas lents, actionnant la clenche de chaque porte pour voir ce qu’elles dissimulaient.

Elles étaient toutes fermées à clé.

Il arrivait à la cinquième, lorsque la voix somnolente de la Songeuse s’éleva, paresseuse mais ferme:

- Non petit homme, tu ne dois pas ouvrir cette porte. La pièce que tu cherches se trouve près de la fenêtre au fond de la chambre, près du lit que tu viens de quitter à pas d’éléphants.

Elle gloussa un moment de sa comparaison peu flatteuse.

- Pardonne ma taquinerie, mais tu n’est pas un félin, donc tes pas sont….bruyants. Tous comme ceux de ton espèce, vous ne savez pas être silencieux, car même au plus fort de son règne, votre présence est comme le bruit d’un tremblement de terre. De vrais pachydermes!

Hésitant entre le rire et la perplexité, Elizia choisit de céder aux deux, et sourit largement :

- Jolie comparaison tout à fait véridique. En effet, j’ai fais beaucoup de bruit, car je te pensais profondément endormie et donc sourde, je ferais attention la prochaine fois.

Elle renifla et grogna un assentiment.

- J‘espère bien.

Le jeune homme se détournait de la porte non verrouillée, lorsqu’une question inopinée le fit à presque rire.

- Tessa, comment peux-tu savoir ce que je cherche? D’ailleurs, que cherchais-je?

Le félin daigna ouvrir une paupière lourde de sommeil, pour poser une pupille ovale sur sa personne.

- C’est un test?

Elizia haussa les épaules, une lueur taquine au fond des yeux.

- Je le sais car je te sens, et ce n’est pas fameux. Je sais d’expérience que les humains ont régulièrement besoin de ce qui s’appelle une douche, ou de faire leur toilette si tu préfères. Etant donné l’arôme déplaisant que tu dégages, je pense par déduction logique, que c‘est précisément ce dont tu as besoin et que cela se trouve tout naturellement dans la salle de bain, et non derrière la porte qui se trouve près de toi.

A mi-chemin entre le rire et l’ébahissement, Elizia s’inclina devant la panthère alanguie.

- Je suis impressionné par tes facultés de déduction.

Elle feula doucement, sa queue battant l’air d’un geste vif.

- Cesse de biaiser et va, tu empestes.

Elizia s’inclina une seconde fois, goguenard.

- A vos ordres ma dame.

Puis se dirigea rapidement vers la porte indiquée par la panthère, se demandant tout de même pourquoi toutes les autres portes de la chambre étaient verrouillées sauf celle qu’il ne devait pas ouvrir. D’ailleurs, que cachait-elle qui ne devait pas être découvert? Était-ce un secret qui menaçait le Maître? Une abomination reléguée dans une pièce quelconque afin d’être oubliée de tous?

Non, se morigéna-t-il, si une quelconque invention inhumaine s’y trouvait pour y être oubliée, le Maître ne l’aurait pas placée dans sa chambre et encore moins derrière une porte non verrouillée!

La tête pleine de nouvelles questions et de perspectives, il entra dans la salle de bain et retira le drap qui le couvrait.

Un miroir, probablement une des multiples répliques de Sorrel, lui faisait face, reflétant dans la psyché une image qu’il n’aurait pas souhaité voir s’il avait pu l’éviter.

Tout son corps était parsemé d’hématomes et de suçons, infâmes marques rougeâtres qui marbraient sa peau, témoins de la violence et de la passion dont son violeur avait fait preuve durant de l’acte de cette nuit d’épouvante.

Ecœuré de voir dans quel état se trouvait son propre corps, Elizia serra les poings et tourna violemment les robinets de la douche, laissant couler sur lui une eau brûlante qui lui ébouillanta la peau, le délestant du même coup d’une douleur émotionnelle, bien vite remplacée par une douleur physique bien plus simple à gérer. Les maux du corps se résolvaient si facilement à l’instar de ceux de l’âme!

Elizia ne parvenait pas à garder l’esprit neutre, à mettre de côté ses sentiments et ses ressentis afin de prendre de la distance sur sa situation et en avoir une meilleur vue d’ensemble. Il ne cessait de repenser à ce que ça vie, son quotidien auraient été, s’il avait tenu tête à sa mère et qu’il était resté au manoir, auprès de Florent et de ses domestiques.

Son cœur battit plus vite.

Il avait rêvé de lui cette nuit, et il avait eu l’impression pendant ce rêve, qu’il s’éloignait de lui, qu’il était en train de le perdre, qu‘ils étaient en train de se perdre.

Un étrange malaise s’étendit en lui, le doute déployant ses tentacules jusqu’aux tréfonds de son âme torturée, injectant son venin dans les recoins les plus secrets de sa conscience : et s’il était arrivé quelque chose à son amant? Que personne ne souhaitait le lui dire? Non, on l’aurait informé de l’incident, ne serait-ce que par respect envers lui et par simple éthique.

Mais alors pourquoi n’avait-il pas de nouvelles de lui? Les élèves de cette école étaient bien en droit de recevoir du courrier de leurs familles, alors pourquoi n’avait-il toujours rien reçu?

Elizia cessa de se savonner, le corps tendu et l’esprit accaparé par la réflexion

Ou alors….Florent l’avait déjà oublié.

C’était fort probable, car libéré du joug de son maître, le jeune écuyer était désormais libre d’aller et venir à sa guise dans le manoir et sur les terres, d’aller conter fleurette aux jouvenceaux encore ignorants de l’amour et ainsi, de se livrer aux ébats de son choix!

Et ce durant trois longues années… Loin du regard de son maître et amant, et donc à l’abris de tout soupçons….

Suffoqué par l’horreur de cette pensée, Elizia secoua violemment la tête, tentant de ramener à la raison le peu d’esprit qu’il possédait encore.

Non, il était indigne de lui de penser une telle chose du jeune homme, car malgré les doutes qui l’assaillaient, il savait, non, il sentait, que jamais Florent ne ferait une chose pareille….

Alors, pourquoi cette absence de nouvelles?

Rinçant ses membres couverts de savon, il referma les robinets et se sécha à l’aide de serviettes moelleuses, l’esprit et le souffle fébrile.

S’il admettait l’hypothèse que Florent n’était pas à l’origine de cette pénurie postale, alors il n’avait que deux autres options.

Soit sa mère interceptait les lettres avant qu’elles ne soient envoyées, soit c’était le Maître qui s’arrangeait pour que rien ne lui parvienne jamais.

 

Sortant de l’atmosphère humide et enfumée de la salle de bain, Elizia s’avança dans la chambre, hésitant devant la conduite à tenir concernant sa tenue qui ne comportait en tout et pour tout que son caleçon de soie, sa tunique étant trop abîmée pour être portée. Il se sentait mal à l’aise uniquement vêtu de ce sous-vêtement qui le moulait comme une seconde peau, submergé qu’il était par l’impression de ne rien porter. Non pas qu’il ait honte de son corps, loin de là, mais se promener dans la chambre du Maître dans cette tenue, risquait de lui attirer les regards concupiscents de celui-ci, ainsi que ces humeurs libidineuses. Humeurs qu’Elizia exécrait!

Ayant probablement sentit sa tension, Tessa grogna, la voix lourde de sommeil:

- Couvre-toi avec un drap idiot, ce n’est pas un lieu pour s’exhiber!

Embarrassé de ne pas y avoir pensé avant et de lui-même, le jeune homme saisit un drap sur le lit et le noua autours de son corps, un peu comme une toge dont le tissu était soyeux et chatoyant.

Quelque peu rassuré sur sa passable convenance, Elizia s’allongea sur le lit, les bras croisés sous sa nuque et repris le fil de ses réflexions.

- Tessa?

Elle grogna.

- Peux-tu me dire pourquoi je n’ai pas reçu de nouvelle de chez moi? Cela va faire deux semaines que je suis ici, et aucune lettre ne m’est parvenue, pourquoi?

La bête garda le silence pendant un si long moment qu’Elizia cru qu’elle s’était rendormie.

Il allait répéter sa question, mais elle l’interrompit brusquement.

- Tu ne reçois pas de nouvelles de chez toi parce que personne n’en reçoit jamais. C’est une des règles de cette Académie, pas de nouvelles susceptibles de troubler les élèves et de les détourner de leur objectif. Jamais avant leur diplôme. Jamais de nouvelles de l’extérieur pendant les trois années d’étude.

Ainsi, il avait eu tord sur toute la ligne, toutes ses suspicions et ses soupçons étaient infondés et n’étaient donc qu’élucubrations venimeuses dictées par son manque affectif?

Elizia était sidéré.

- Oh, et comment fait-on pour savoir si nos familles vont bien?

Tessa, se redressa sur son arrière-train, ayant deviné que le baron allait lui poser toute une batterie de questions à laquelle elle serait obligée de répondre, et que par conséquent, dormir lui était exclu.

Elle le fixa de ses pupilles rouges.

- Vous ne pouvez pas.

- Comment ça?

- C’est simple. Vous êtes ici, et eux sont là-bas. Tous ce qui est en dehors de l’Académie n’a pas lieu d’être ici. Ce qui est dehors ne peut entrer, et ce qui est dedans ne peut sortir.

- Mais…c’est impensable! Tu crois qu’il est possible pour des personnes dans notre situation de rester sans nouvelles de ceux qui nous sont chers pendant trois ans?

Tessa continua de l’observer, impassible.

- C’est ainsi, c’est le prix à payer pour ce que tu convoites, une place de choix parmi l’élite du pays.

Elizia se demandait comment il était encore possible qu’il soit en vie, après une telle nouvelle, il lui était quasiment impossible de respirer.

Donc, c’était définitif, l’un comme l’autre, jamais ils ne pourraient avoir de correspondance suivie.

Il n’aurait aucune nouvelle de Florent pour le soutenir et l’encourager pendant ses années dans cette prison de luxure, tout comme il ne pourrait jamais lui signaler son amour et son besoin perpétuel de lui.

Son besoin de son corps, de sa chaleur, de son sourire.

 

***

- Tu es encore allé trop loin démon!

Lilith, reine des Enfers et Grande Prêtresse des Ténèbres aux Charmes Insondables, se tenait majestueuse, surplombant son fils, le Prince des Limbes et le meilleur amis de celui-ci, un Incube de second rang.

- Pardon Majesté, mais que me reprochez-vous exactement?

Les narines de la reine frémirent et les flammes de l’Enfer crépitèrent au fond de ses pupilles ambrées.

- Ce que je te reproches Incube? La liste est longue! Tu n’es qu’un trouble fête qui joue les imprudents pour sa gloire personnelle et qui met le secret de notre existence en péril! Tu n’es qu’un minable inconscient de seconde zone qui espère encore, qui rêve à une gloire qui ne te viendra jamais.

Le Maître serra les dents sous l’affront, résistant à l’envie furieuse de provoquer cette dernière dans un duel où il serait à coup sûr défait.

Il siffla, mielleux et sournois:

- Votre présence en ma demeure m’honore, de même que vos compliments sur ma personne qui sonnent tels une mélodie discordante à mes oreilles. Peut-être votre instrument est-il mal accordé? Permettez-moi de vous suggérer quelques notes justes qui égaieraient votre partition et qui vous rappelleraient le sens réel que toute notion de gloire prend en sortant de votre divine bouche. La gloire venant de vous, est dénuée de sens, car elle est pour vous signe de passé et d’aigreur. Ne raconte-t-on pas à la Cour, que le roi à pris maîtresse?

Une poigne assassine le propulsa contre le mur opposé, serrant son cou à l’étouffer, accentuant la pression à l’extrême, déterminée à lui briser les os.

Certes, il n’avait pas peur de mourir, mais expirer entre les mains de cette harpie lui déplaisait fortement. Bien que commençant légèrement à s’asphyxier, il admira avec un plaisir sans bornes le corps et le visage de Lilith, qui tremblaient de rage, fier de voir sortir de ses gonds celle qui avait osé l’enchainer sur Terre.

- Par le passé, je t’ai épargné démon, mais à présent, je ne vois pas de raison de te laisser vivre plus longtemps! Je vais te tuer encore et encore, puis te jeter aux flammes de l’Enfer pour te regarder te tordre de douleur jusqu’à la fin des temps!

Le Maître aurait rit à gorge déployée si son souffle ne s’était pas retrouvé coincé dans la cage thoracique du corps humain qu’il occupait.

Il grogna de mécontentement.

Maudit soit le corps humain, trop petit et trop fragile pour quelqu’un de sa dimension!

Voyant que son ami était sur le point d’étouffer, Belzébuth se jeta au sol, implorant la grâce de sa mère.

Aussitôt, le regard et la voix de Lilith devinrent plus doux, plus tendres, plus maternels, c’étaient là des signes d’une mère adoratrice de son enfant, des signes d’une mère qui ne souhaitait qu’une seule chose, que sa progéniture revienne auprès d’elle.

- Bel, que fais-tu encore ici? Pourquoi ne rentres-tu pas avec moi, retrouver ton père et tes frères qui te réclament?

- Mère, je ne rentrerais pas, je vous l’ai déjà dit et je n’ai pas changé d’avis.

Le Maître toussa un peu, et lança une pique:

- Oh, mais je pense que tu devrais lui obéir pour une fois Belzé! Tu dois rentrer, histoire de montrer au Roi des Ténèbres que sa femelle ne lui sert pas à rien! Histoire de montrer qu’elle peut ramener son héritier et qu’il peut chasser sa maîtresse de sa couche! Allez vas-y! Sauve l’honneur de ta mère héritier!

Suite à cette diatribe, la rage de Lilith enfla jusqu’à devenir meurtrière, et un vent d’une violence inouïe secoua la pièce entière, si ce n’est le château sur ses fondations.

- JE VAIS TE TUER DEMON DE PACOTILLE, JE VAIS REDUIRE TON EXISTENCE DE VER DE TERRE A NEANT ET ME REPAITRE DU SPECTACLE DE TA DECOMPOSITION!!!

Au moment où le Maître sentait les os de son cou se détacher, le Conseiller posa une main crochue sur l’épaule écailleuse mais étrangement pâle de la reine, et lui chuchota d’une vois d’outre-tombe:

- Nous ne sommes pas ici pour cela ma reine, votre mission n’est pas de punir, mais d’avertir. Sa Majesté le roi, m’a envoyé à vos côtés pour réguler votre colère qu’il savait prompt à se déchainer en la présence de cet incube. Ne lui désobéissez pas uniquement par contrariété, ce serait puéril de votre part Altesse.

La colère dévastatrice de la reine retomba d’un seul coup, permettant aux murs de cesser de trembler et au Maître de recommencer à respirer normalement.

- Ah! Méphistophélès, mon ami! Depuis quand ne nous sommes-nous pas vus? Mmmh, quelques millénaires? Tu n’as absolument pas changé, tu es toujours aussi mesuré et froid!

Le concerné toisa l’incube avec répugnance.

- Et toi démon, toujours aussi excentrique et vulgaire! Copuler avec des humains, c’est dans ta nature, soit! Mais les parquer dans ta prison sous ce genre de prétexte immonde, et te servir d’eux comme du bétail….Tu es une honte!

Le Maître haussa les épaules, pas le moins du monde gêné par les propos dédaigneux du Conseiller.

- Sans parler du fait que ta liaison avec cet humain est contre nature! Tu es un incube, par les Limbes! Si tu préfères les mâles, devient succube! Mais il n’est pas tolérable que pareille infamie perdure!

Le Maître éclata de rire, sidéré par le sermon de ce vieux démon complètement dément.

- Seriez-vous tombés sur la tête, Conseiller? Entendez-vous le discours moralisateur que vous me servez? Auriez-vous oublié les créatures que nous sommes? Par tous les diables de l’Enfer, nous sommes des démons! Des êtres malfaisants, dénués de sens moraux et logiques! Nous sommes des bêtes vicieuses, perverses et retorses! Nous n’avons pas de compassion envers notre prochain, et nous n’avons que faire des règles! Nous haïssons sans retenue et nous servons à l’envie! Nous possédons, saccageons, tuons, massacrons! Notre seul but est de posséder ce que Dieu nous refuse! Les humains et le Paradis! Alors cessez de me resservir ce ramassis de bontés indignes de vous et repartez d’où vous venez!

Les yeux de la reine flamboyèrent, et sa voix était méconnaissable. Grave et rocailleuse, elle s’enroula autours de lui, tel le serpent autour de la cheville d’Eve dans le jardin d’Eden.

- Nous sommes venus te prévenir démon. Ta conduite désinvolte menace notre monde, et déshonore ta caste déjà affaiblie. Certes, quelques humains soupçonnent notre existence, d’autres la nient, mais tu leur offre par tes lubies la possibilité de nous découvrir réellement, et cela ne peut être toléré!

D’autant plus que tes agissements contre-nature avec l’humain nommé Von Waldorf bouleversent les règles et l’ordre établis. Il est vrai que notre nature démoniaque ne nous dote pas de ce que les humains appellent la moralité, mais nous savons qu’il nous faut à tout prix garder l’équilibre du monde tel qu’il est actuellement car notre survie en dépend. Mais tu le troubles.

Lilith se tu, laissant planer une étrange atmosphère dans l’immense bureau du Maître, puis le Conseiller prit de nouveau la parole, le regard éteint et un sourire en coin étirant les lèvres de sa gueule pleine de crocs aiguisés.

- Tu sera jugé en fonction de tes fautes, mais en attendant, tu as une chance d’éviter cette comparution devant le roi et sa Cour. Si d’ici trois lunes, tu n’es pas revenu à ta situation initiale, autrement dit à celle d’un prisonnier enfermé pour tentative d’usurpation du trône, plus aucune échappatoire ne te sera accordée et tu sera condamné à mort.

Le Maître se raidit à cette annonce lugubre, et quelque part dans les profondeurs de la pièce, les Eléments s’agitèrent dans leurs cocons réparateurs, pressentant l‘imminence du danger.

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Alors, vos avis??

 

==> Deadly: Bienvenue à toi qui es passée en coup de vent ^^ Je te remercie pour ton comentaire très agréable, et désolée de ne pas l'avoir vu plus tôt ^^" Reviens quand tu veux! 

==> Leshaya: Oh! Merci beaucoup! Quel honneur! Très heureuse que mon style te plaise toujours autant! Comme j'aime tes commentaires! =D

==> Moonlight: Oui je continue encore et toujours! C'est vous qui me motivez! Alors je ne peux me permettre d'arrêter comme ça! En plus j'adore écrire ^^ Tu aimes Belzébuth? Sache qu'il t'aimes bien aussi...au petit déj...xD

==> Ionion: Oui en effet, c'est la belle merde, mais une belle merde qui se déroule selon mes plans hihi....

==> Laliepetiteangel: Mmmmh une idylle entre blonds? Why not? C'est peut-être dans mes plans fufufu...

==> Lili: Oui, j'avais l'impression que tu désirais plus d'actions, mais c'est sans doute du à une mauvaise interprétation des commentaires, c'est ça qui est chiant quand c'est écrit, y a pas le ton qui va avec...enfin, heureuse de voir que tu veux toujours me lire malgré ma brillante absence sur ton blog ='(  En ce qui concerne l'épilogue, si tu ne l'as pas encore écrit, je veux bien en faire partie ^^ Si c'est trop tard ce n'est pas grave, une autre fois peut-être...=/

==> Wolf: Oh mais je t'en prie! Ne te presse pas ^^ Je suis très contente que tu me lise encore =D  Tu aimes toujours le méchant? Mais c'est ton droit le plus STRICT! xD

 

Voilouuuu!

Bisous à tous!!

 

 


 

1. ionion  le 29-11-2009 à 21:34:59

spec de sadique comme dans ton intention XD

2. Wolf__  le 30-11-2009 à 20:26:42  (site)

Han ! NAONNNNNN ne faites pas de mal au méchant ! C'est celui qui fait avancer l'histoire quand même !
J'adore Tessa, elle est gentille avec lui même si elle est du côté du Maître !
Bon ça ne se fait pas pour Florent mais... Elizia, par pitié, tombe amoureux du maître et sauve le XD
Et Florent bah.... il lui reste Adonis XD Les blonds ensembles hein ^^

3. Moonlight  le 01-12-2009 à 19:57:16

Décidément, tes méchants sont superbes! Tessa et Belzébuth, quel beau couple!
bravo pour ce superbe chapitre!

4. Lillycp  le 01-12-2009 à 21:54:48  (site)

Aaaaaaah, j'adore toujours autant ton style, ça fait vraiment du bien. Les éléments se mettent doucement en place, ça va pêter ^^ Ah, t'inquiètes pas, pour le prologue, j'ai pas attendu ton avis, lol, j'ai décidé toute seule, mais c'est juste un bref passage.
Vite la suite!

5. laliepetiteangel  le 05-12-2009 à 23:15:37

aplaudissements!!!! jai aimé comme dhab mais je trouve ke c de plus en plus nn?

6. Leshaya  le 08-12-2009 à 22:12:15  (site)

Alors franchement moi j'ai adoré ce chapitre, la 2ème partie surtout! ^^
Ça nous en apprend un peu plus sur "le maître" et ça change de la narration habituelle, j'aime beaucoup!

Il m'a pris du temps à lire mais je regrette pas du tout!
Ça s'annonce fort bien, ça me ferait marrer que le maître meurt histoire de voir la merde que ça foutrait dans l'école et tout Rire

7. Isigrif  le 23-12-2009 à 04:33:14  (site)

Bonjour!
Je lis tes chapitres depuis quelques temps et je dois t'avouer que je suis tombée sous le charme de tes histoires. J'apprécie particulièrement tes petits commentaires avant chaque nouveau chapitre, merci de penser à tes lecteurs!
Sinon, je suis impressionnée par ton style d'écriture, il est vraiment fluide et poétique, ta structure bien solide et tu utilises un vocabulaire élaboré... Jusqu'à pésente, tes fictions sont celles que je préfère.
Encore bravo!

édité le 23-12-2009 à 04:34:17
édité le 23-12-2009 à 04:34:58

8. HaruMeuh  le 14-02-2010 à 20:03:08

J'ai passé de bons moments cette semaine avec ta fic ^^
Aujourd'hui je vois mieux (hier à cause de la piscine je voyais tout floue :') alors j'ai vraiment dégusté les deux chapitres que j'ai lu Langue
Le problème c'est que :
c'est tellement bon que j'y pense pendant la journée ><
Et comme je n'emporte plus ma psp avec moi je ne peux pas lire pendant ma pause ou dans le train -_-
C'est pas plus mal : je ne voulais pas prendre trop d'avance non plus ^^"
Bon là c'est parfait, il est temps d'aller se coucher ^^
Quoi que... Il faut que je lise un peu 'Une vie pour Tara'
lol
Bonne nuit !
Bisous Cousine ^^
PS : il n'y a pas beaucoup de com ?
C'est normal, c'est parce que je suis trop à fond dedans XD

9. HaruMeuh  le 14-02-2010 à 20:03:51

* trop éblouit par l’éclat rougoyant des roses. >>> elle est belle cette phrase !

* elle est super intelligente Tessa XD j'aime (ps : ma nièce s'appelle Tessa)

* se demandant tout de même pourquoi toutes les autres portes de la chambre étaient verrouillées sauf celle qu’il ne devait pas ouvrir >>> c'est pour mieux te tenter mon enfant !

* il avait eu l’impression pendant ce rêve, qu’il s’éloignait de lui, qu’il était en train de le perdre, qu‘ils étaient en train de se perdre. >>> fais gaffe à toi !!!!!

* un peu comme une toge dont le tissu était soyeux et chatoyant. >>> à la grecque !

* Ainsi, il avait eu tord sur toute la ligne, toutes ses suspicions et ses soupçons étaient infondés et n’étaient donc qu’élucubrations venimeuses dictées par son manque affectif? >>> mais oui roh !!! arrêtes de te faire des films quoi :o y'a pire en ce moment ><

* omggggg jsuis trop à fond dedaaaaaaans Oo

bah d'accord j'étais tellement à fond dedans que j'ai fini le chapitre sans m'en rendre compte XD

BON la suite

 
 
 
Posté le jeudi 24 décembre 2009

Chapitre 13

Booooooooooonsoiiiiiiiir à vous tous et à toutes!!!

 

Ding dong! Ding dong! C'est le son des cloches de Noël!! xD

Je voulais en ce soir de fête vous souhaiter tout le bonheur possible et toutes joies désirées! =D

 

Voici mon cadeau (qui n'en est pas vraiment un mais bon on fait comme si xD), qui j'espère vous plaira ^^

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- Non! Attendez ne partez pas!

Le jeune homme qui allait fermer la porte derrière lui comme à son habitude, suspendit son geste et s’adossa au chambranle, visiblement curieux de savoir ce que pouvait bien vouloir le prisonnier.

Plein d’espoir, Florent se traîna vers lui avec difficulté, ses jambes étant trop raides et ankylosées par le froid et l’humidité de sa geôle pour le porter, et chuchota d’une voix rendue rauque par les pleurs :

- S’il vous plaît attendez, je… je ne m’approcherais pas de vous je vous le jure, je sais que vous ne désirez pas être vu, mais je…ne pourrions-nous pas simplement…discuter?

La peur au ventre et l’angoisse de voir sa requête rejetée, Florent attendit, les yeux baissés en signe d’humilité et de soumission, la réponse qui vint après un long moment de silence.

- Tu veux….discuter?

Surprit par la douce sonorité de sa voix, Florent faillit lever la tête et le regarder en face. Mais il se reprit vite, trop terrifié de gâcher sa chance d’avoir des réponses à cause d’un mouvement trop brusque.

- Oui, je…j’espérais pouvoir comprendre ce qu’il m’arrive, que vous pourriez me donner des réponses aux questions que je me pose, car je suis perdu…. Aidez-moi par pitié!

Dans le lourd silence du cachot, Florent sentait sur lui peser le regard du beau jeune homme, mais il résista à l’envie de lever les yeux.

- Je ne vois pas de quoi nous pourrions discuter, prisonnier. Je ne pense même pas avoir le droit de t’adresser la parole, ajouta-t-il après une pause.

- Mais je n’ai rien fait qui puisse justifier mon état! Je ne sais même pas où je suis, ni depuis combien de temps j’y suis! Pourquoi me nourrissez-vous alors que vous pourriez me laisser mourir et mettre fin à mes souffrances!

L’inconnu s’enfonça un peu plus dans la lumière aveuglante du dehors.

- Et bien, je n’en sais pas plus sur ta faute que toi, mais…je peux t’éclairer sur certains éléments qui sont de ma connaissance…

Il marqua une pause.

- Il y a de cela deux jours que tu es dans les cachots d’un château qui appartient à un grand seigneur dont je suis le serviteur. C’est un homme singulier, puissant et séduisant, auquel nul ne résiste car ses pouvoirs sont immenses. Je te l’ai dit, je ne connais pas la cause de ton emprisonnement, mais je suppose que si tu es ici, c’est que tu es prochainement destiné à servir les plans du Maître, et ma tâche est de te garder en vie, jusqu’à ce que ce jour arrive.

Florent déglutit, prenant peu à peu la pleine mesure de sa situation, même si un point noir subsistait encore.

- Je vois…Mais cela n’explique pas les drogues dans la bouillie immonde que vous m’apportez!

Il perçut un mouvement du coin de l’œil, l’inconnu haussait les épaules.

- C’est pour t’aider à supporter l’inconfort de ta…situation. J’ai pensé que tu aurais apprécié avoir d’agréables visions au milieux de ses pierres si froides.

Sidéré par l’absurdité de ces propos, Florent en resta un instant sans voix….avant de céder à un rire nerveux qui le secoua des pieds à la tête. Cet homme bien trop beau pensait-il à l’envers?

- Oh! Vous avez pensé qu’il me serait agréable d’avoir ces hallucinations? Que j’aurais apprécié être drogué et laissé pour compte? Seul? Dans le noir avec ma peur et mes doutes? Et bien vous m’en voyez ravi!

Il sentait que quelque chose était en train de se fissurer en lui, et malgré sa faiblesse et sa fatigue physiques, il se sentait trembler de rage, furieux de s’être fait manipuler de cette façon. Ses cris de fureur résonnèrent en échos menaçants sur les parois de pierre, pareils à ceux qui rugissaient au plus profond de lui.

- Non mais vraiment, vous vous payez ma tête! Me droguer en pensant que ça va adoucir ma situation! D’ailleurs, pourquoi ce que vous me servez est si immonde? Vous n’avez pas de cuisinier digne de ce nom dans votre château?

- C’est….immonde?

- OUI!

Le ridicule étonnement de l’inconnu fut ce qui perdre à Florent le peu de contrôle qu’il exerçait sur lui, et il s’effondra.

Sa peur, sa faim, son manque de sommeil et son angoisse des deux derniers jours refirent surface brusquement et explosèrent en lui, brouillant ses yeux de larmes, faisant trembler son corps de violents soubresauts. Les sanglots qui lui arrachaient la poitrine étaient si douloureux qu’il entoura son torse de ses bras, comme pour s’empêcher de sombrer.

Se balançant de l’avant vers l’arrière, il répétait inlassablement:

- Vous êtes un malade, vous êtes un malade….

L’inconnu ne semblait plus savoir quoi dire ou faire, et si Florent avait été en état de le regarder, il aurait distingué sur son visage un regard incrédule et une expression d’impuissance.

Mais trop ancré dans sa douleur, il ne voyait rien d‘autre que ses larmes, n’entendait rien d’autre que les battements affolés de son cœur meurtrit par la peur, la colère et par l’absence de celui qu’il aimait.

- Elizia…..Elizia….

- Chut….Arrête, cesse de pleurer….

Il n’avait pas sentit l’inconnu l’enlacer pour le bercer, tout comme il n’avait pas sentit ses doigts qui essuyaient ses larmes d’un geste doux et un peu maladroit.

- Je…je suis désolé. Pour la nourriture, je…je ne suis pas humain, alors je ne sais pas ce que vous mangez. Veux-tu m’apprendre?

Florent tiqua.

- C-comment ça tu n’est pas humain?

Le jeune écuyer cru d’abord avoir mal entendu, croyant à des séquelles dues aux drogues. Mais ses doutes s’évanouirent lorsqu’il croisa le regard si bleu et si pur de celui qui l’enlaçait.

- Et bien, j’ai été créé par le Maître, le seigneur de ces lieux.

Réprimant un sursaut de dégoût, Florent se raidit.

-Tu…tu mens! Une chose pareille est impossible!

Une étrange lueur brillant dans son incroyable regard bleu, Adonis saisit la main de Florent et la posa sur son torse…à l’endroit où aurait dû battre un cœur.

 

***

- Trois lunes, hein?

Le Maître s’efforçait de garder un visage impassible, mais la tâche lui devenait de plus en plus difficile au fur et à mesure que sa frustration et sa haine grandissaient.

Comment allait-il faire pour mettre son plan à exécution avant trois lunes?

Non pas qu’il eu compté sur les trois années réglementaires qu’il avait instaurées pour couvrir son opération, mais il avait besoin de plus de temps!

Parcourant le large bureau à pas lents, il réfléchit, l’esprit fébrile.

Les Eléments avaient besoin, au minimum, d’une année pour retrouver leur pleine puissance une fois extraits de leurs hôtes, et rien ne serait exploitable plus tôt.

Il retint une grimace de frustration, à cette constatation, et poursuivit sa réflexion, complètement indifférent au fait que Lilith et le Conseiller soient encore là.

Le dressage d’Elizia était déjà bien entamé, mais persistait toujours cette agaçante résistance qui le ralentissait : son amant et l’amour qu’il lui vouait.

Il marqua un temps d’arrêt, un sourire sadique s’épanouissant sur ses traits.

Puisqu’Elizia n’était pas enclin à plier de lui-même, peut-être le chantage affectif ferait-il plus d’effet?

Car le jeune homme ignorait tout de ce qu’était devenu son domaine, ses proches et son amant! Il ne savait pas qu’il ne possédait plus rien, son manoir et ses terres ayant brûlé, que plus personne ne l’attendait, ses proches ayant péri dans l’incendie, et que son amant n’était plus en sécurité, mais emprisonné dans ses cachots!

Intérieurement, le Maître jubilait de satisfaction devant un tel bilan. De nouvelles perspectives plus que séduisantes et suintantes de diabolisme se présentaient à lui, et il allait en user avec art!

Subsistait tout de même un problème de taille dans son plan de secours : celui du temps.

Il devait à tout prix en gagner!

Le sourire mielleux, et le regard, brillant, il s’inclina devant les Haut Rangs.

- Je concède que la bonté de son Altesse le roi est grande! Trois lunes! Que puis-je espérer de mieux? Mais hélas, il me faut malheureusement considérer un problème de taille dans sa royale exigence!

Lilith renifla de mépris et tapota impatiemment le sol d’un de ses nombreux tentacules épineux.

- Et quel est-il?

Le sourire du Maître s’élargit.

- Et bien voyez-vous, il s’avère que les humains sont des êtres faibles mais affreusement têtus et obstinés. Ils ne comprendront pas pourquoi ils sont expulsés au bout de trois lunes d’apprentissage alors qu’ils se sont engagés pour trois années dans ce qu’ils prennent pour une école! Ils voudront rester ici par tous les moyens possibles et imaginables, et je puis vous garantir qu’il y aura de la résistance, des questions et de l’entêtement à très haute dose. Et si j’utilisais la force pour les obliger à partir - et tout cela dans l’unique but de satisfaire les ordres de sa Majesté - , ils enverrons d’autres humains, des enquêteurs, qui mettront leurs nez dans nos affaires et qui découvriront ce qu’ils ne doivent pas découvrir.

Sentant qu’il avait l’attention de tous, le Maître fit une pause pour ménager le suspense, puis il repris, condescendant.

- Oh, la solution serait de les faire…disparaitre, mais voyez, ce serait pire, car il nous enverraient d’autres enquêteurs, puis encore d‘autres, puis l’armée, et ce serait une belle guerre que nous ouvririons.

Il poussa un soupir où perça toute la fausse affliction que lui procurait cette perspective.

- Mais enfin, si toutefois nous devons passer par là pour que mon état de prisonnier redevienne comme auparavant….

Il lui était de plus en plus difficile de retenir le sourire triomphale qui lui étirait les lèvres, mais il se fit violence pour se contrôler. A voir les expressions de doute étalées sur le visage de la reine et du Conseiller, il n’était pas très loin d’obtenir ce qu’il désirait : une rallonge.

Ces deux-là étaient des ignorants du monde des humains, et ne faisaient qu’obéir aveuglément aux ordres sans chercher à en savoir plus! Cet avantage était d’or, mais il n’en allait pas de même avec Belzébuth, bien plus familier qu’eux de la Terre. Cela lui rendait la tâche plus ardue, mais pas impossible.

Après une long conciliabule avec la reine, le Conseiller prit la parole, sa longue queue écailleuse battant l’air d’un mouvement pesant.

- Mmmh, et bien nous t’avons bien écouté incube, et bien que souhaitions que tu arrêtes au plus vite de te servir de ta prison comme d’un abattoir d’humain, nous ne sommes pas stupides. Nous ne désirons pas une guerre, surtout pas si c’est par ton cas qu’elle est provoquée!

- Je vous remercie.

- Alors que proposes-tu?

Le Maître soutins le regard ambré de la reine, et lâcha sa bombe:

- Laissez-moi une année pour les convaincre….

- JAMAIS!

La réaction aussi prévisible que violente, fut instantanée : la reine se jeta sur lui toutes griffes dehors, et le Conseiller se raidit, la mâchoire claquant de toutes ses dents.

Le Maître roula sur le sol pour éviter la furie qui lui tombait dessus, et se plaça en position de combat, prêt à riposter. La reine repartait à l’assaut dans un rugissement de rage, lorsque son fils se plaça en travers de son chemin, protégeant sa cible de son corps.

La reine pilla, et sa colère s’évanouit, remplacée par la stupéfaction.

- Mais Bel! Que fais-tu….

- Mère cela suffit! Une telle réaction est indigne de vous! N’avez-vous pas de cervelle? Réfléchissez donc! Il vous a poliment demandé la parole, laissez-le finir!

Le Maître ne retins pas son sourire victorieux, et savoura la réaction de la reine à sa vue.

- Merci mon ami. Je vous demandais donc une année pour les convaincre de débarrasser le plancher! Il me faut plus que trois malheureuses lunes pour leur retirer tout désir d’accéder à la connaissance de l’élite! Ces créatures sont obstinées, il va me falloir user de patience et de ruse pour les faire renoncer.

Le Maître fit les cent pas.

- Si je lance une rumeur sur la décrépitude du directeur de l’Académie, et sur l’état de dislocation du bâtiment, ils auront moins confiance en leur avenir. Si j’en lance une autre sur le fait qu’il a de plus en plus d’échec aux épreuves et que les résultats sont truqués, ils seront en colère, désespérés et dégoûtés!

Et enfin, si j’en lance une dernière, sur le fait que parmi les sélectionnés séjournent des roturiers, ils seront si révoltés qu’ils partiront d’eux-mêmes!

Pendant longtemps, la reine le maintins sous le feu de son regard brûlant de haine et de mépris.

- Tu sembles être doué pour la manipulation des esprits, incube, mais sache que nous te surveillerons, et gare à toi si tu nous dupes!

Puis elle se tourna vers son fils, la douleur au fond des yeux.

- Et toi mon fils, je te dis adieu, et te le demande une dernière fois: rejoins-nous et met fin à notre tristesse!

Belzébuth enlaça sa mère, et recula jusqu’au bureau, rejoignant son ami.

- Non mère. J’ai fais le serment de rester à ses côtés, et je le tiendrais.

Blessées jusqu’aux tréfonds d’elle-même, Lilith recula elle aussi, et cracha, venimeuse:

- Raclure des Limbes! Tu as perverti mon fils! Par Lucifer, je le jure que tu le paieras! Nous partons!

La reine, puis le Conseiller disparurent dans un nuage de fumée sombre, laissant Belzébuth, l’héritier des enfers, et le Maître, dans le grand bureau.

- Cette fois tu as faillit y passer.

Le Maître eu un petit rire.

- Oui, ta mère devient de plus en plus folle avec les années! J’ai bien cru qu’elle allait m’écharper! Heureusement que tu étais là, je t’en remercie grandement! Pardonne-moi, mais j’ai…du pain sur la planche!

- Je t’en prie.

Le Maître se dirigea vers la porte, impatient de retrouver sa proie. Puisque dorénavant, il ne lui restait qu’une année pour mettre son plan à exécution, il se devait de commencer tout de suite.

Mais alors qu’il ouvrait la porte, il perçut la pensée de l’Héritier :

« Mais qu’elle folie es-tu en train de commettre mon ami? »

Puis il referma le battant derrière lui, un sourire féroce sur ses lèvres carmin.

 

***

 

 

Le jeune écuyer était incrédule. Comment était-ce possible?

Soudainement gêné par leur proximité, Florent voulait se dégager et s’éloigner de cet être trop beau qui n’avait pas de cœur. Mais il avait également un autre problème: il avait besoin de ce contact physique!

Il avait été privé de chaleur humaine depuis trop longtemps, et son émotivité à fleur de peau le rendait plus vulnérable que jamais.

Tiraillé entre son besoin d’affection, son mal être et son désir de s’éloigner de l’inhumain qui le maintenait toujours enlacé, Florent sentit son self-control l’abandonner une fois de plus.

Plaquant les mains sur son visage en larmes, il gémit :

- Je veux seulement sortir d’ici et retrouver ma vie d’avant. Retourner auprès de mes proches et oublier ce cauchemar!

Recouvrant les mains du jeune homme des siennes, l’inconnu murmura :

- Tu ne peux pas. Personne n’est jamais ressortit d’ici de lui-même, c’est impossible sans l’accord du Maître, et tu ne l’aura jamais s’il à besoin de toi.

Le souffle de l’inconnu caressait sa nuque, le faisant soupirer de plaisir alors que naissait une vague de frissons sur toute la longueur de sa colonne vertébrale.

Comme il aurait voulu qu’Elizia soit près de lui! Il l’aurait réconforté de ses mots et de ses baisers, il l’aurait protégé de sa force et l’aurait accueillit entre ses bras puissants, tout contre son corps chaud et rassurant pour qu’il s’y blottisse et oublie le monde même pour un court instant!

Mais ce n’était pas entre les bras protecteurs d’Elizia qu’il se blottissait, mais entre ceux d’un être dépourvu de cœur, à la botte d’un satyre, qui avait pour mission de le garder en vie…et enfermé!

En proie à un incroyable vertige, Florent ne dit rien pendant un long moment, bien trop perturbé pour émettre le moindre son.

Tout allait de travers depuis qu’Elizia était partit pour étudier dans l’Académie de la Mondrose High School, et il ne contrôlait plus rien des événements qui surgissaient dans sa vie.

D’abord, il avait été enlevé en pleine nuit pour être jeté dans une prison glaciale et humide juste après le départ de l’homme qu’il aimait. Ensuite, sa nature timide et faible ne lui ayant été d’aucun secours et ayant perdu tout repère, il avait craqué, aggravant son état émotionnel déjà passablement perturbé. Enfin, ses mauvaises conditions physique et psychologique le poussaient à faiblir entre le bras de l’ennemis, inhumain de surcroit, comme s’il était un quelconque substitut d’Elizia.

Ce qui était clairement inacceptable!

Remplit d’une nouvelle détermination, Florent, sécha ses larmes, se redressa et trouva la force de s‘éloigner du jeune homme, dégoûté de sa propre faiblesse.

Était-il une femme pour se laisser aller de la sorte? Et qu’aurait dit son amant en le voyant si misérable? Il lui faudrait se débrouiller seul pour survivre à ce qui l’attendait, et pour cela, il lui fallait être courageux! Toujours compter sur son amant n’était pas digne de lui.

Fronçant les sourcils, il fit face à l’inconnu, et demanda d’une voix ferme:

- Quel est ton nom?

Visiblement déstabilisé par son brusque changement de comportement, l’inconnu lui jeta un regard méfiant.

- Je m’appelle Adonis.

Florent apprécia la concordance du nom au physique….avant de se souvenir que la caractéristique première de son vis-à-vis.

- Pour répondre à ta question, ma réponse est oui. Oui, je veux bien t’apprendre ce que sont les humains et comment tu dois t‘occuper de moi, mais avant cela je veux tout savoir de vous et de ce lieu. A commencer par ton maître, parle-moi de lui.

 

~~~~~~~~~~~~

Bien bien bien ^^

 

==> Ionion : Loool!!! Moi sadique??? Naaaaan x)

==> Wolf : Hahahaha!!! T'en fais pas pour le Maître, il a encore du temps pour rouler sa bosse xD Moi aussi j'aime bien Tessa, c'est même ma préférée! Aaaah, je vois que toi aussi tu es pour le couple Florent X Adonis =D Au fait très chère, quand aurais-je le plaisir de lire la suite de tes fics?? XD

==> Moonlight : Merci beaucoup ma chérie! Moi aussi j'aime mes personnages! Contente que tu les apprécie!!

==> Lilly : Héhé! Et oui, les choses se mettent en place doucement mais sûrment! Au fait j'ai réussit à ratrapper mon retard sur tes fics! Comme je suis contente! ;)

==> Laliepetiteangel : Merci beaucoup ma chérie ^^ Ah bon? C'est de plus en plus court?? Bizarrement, je les trouve longs mes chapitres (quand je les écrit)  8D

==> Leshaya : Ahaha! Tu souhaite la disparition permanente du Maître? Et bien il va te falloir patienter un peu ^^

==> Isigrif : La bienvenue à toi chère nouvelle lectrice (anciennement fantôme ^^)!!! Que te dire à part que je suis extrêmement heureuse que tu te soies révélée!!! J'ai été extrêmement touchée par ton commentaire (qui j'espère ne sera pas le seul ^^), sache que oui, je pense à vous mes lecteurs, car c'est vous qui me donnez la motivation d'écrire et que j'ai toujours beaucoup d'émotion quand je vois que ce que j'écris vous plait! Donc je vous dois bien mes petits messages ^^

==> Sekushi Onnanoko : Bienvenue à toi aussi qui vient d'arriver!! Je suis contente que mes fictions te plaisent!!! Reviens autant de fois que tu le souhaites!

 

 Et bien mes lecteurs et lectrices adoré(e)s (oui oui, je vous adores), passez un bon Noël, et j'espère que vous aurez passé de bonnes fêtes et que vous aurez eu tous les cadeaux que vous avez souhaité!

 

Bisous à tous!  

*Hips, je crois que je suis un peu pompète xD  Hips*

 

 


 

1. Ionion  le 25-12-2009 à 19:19:21

Pffff que diire ?
Trop trop bieen ^^ continue comme ça et arrète de nous faire poirauter pour tes suites (fait craquer ses doigts)
<3

2. Moonlight  le 25-12-2009 à 19:46:32


Fan absolue de Belzébuth et lilith!!!!^^

3. Lillycp  le 25-12-2009 à 23:32:25  (site)

J'adooooooooore!!!! C'est tout simplement génial, et c'est toujours un délice de retrouver ton style d'écriture!

J'étais un peu perdue au début avec Florent. Bah oui, ça faisait longtemps et vu que je suis une vieille, ma mémoire n'est plus ce qu'elle était (d'ailleurs, va falloir que je relise une dernière fois mes cours pour mes exams, ça peut être utile) ; en même temps, t'avais qu'à pas mettre aussi longtemps à publier, c'aurait été frais dans ma mémoire.

J'adore la rencontre Adonis x Florent mais moi, je susi toujours pour les premeirs amours donc à fond Elizia x Florent, les pauvres, je souffre trop pour eux !!!

Et le maître est de plus en plus diabolique, ça paraît tellement simple chez toi de nous sortir des chapitres comme ça, je suis jalouse (quoique tu as quand même mis longtemps pour celui-là Langue) !

ça fait longtemps qu'on n'a pas vu Elizia.

En tout cas, ça va faire mal quand ça va pêter, j'ai hâte!!!

Super cadeau de noël!

Et non, tu n'as pas rattraper ton retard sur mes fics : t'as pas lu Le poids de la Paternité, niark Langue!!

Vite la suiteuh, nous fais pas autant attendre pour le prochain !! bisous.

4. Lillycp  le 25-12-2009 à 23:34:46  (site)

PS : moi aussi, j'étais un peu pompette, disons que j'avais super mal au crane aujourd'hui pour seulement deux verres de champagne et un verre de vin blanc... Rha là là! ça va être marrant pour le nouvel an, je vais essayer de dépasser mon record (tu me diras, c'est pas trop difficile mais bon...)

Bah oui, je te parle de ma vie, vu que tu m'as dit que tu adorais mes racontages de vie, lol!

5. Wolf__  le 31-12-2009 à 14:14:04  (site)

Cela fait juste la troisième fois que je recommence ce commentaire XD

Que dire de ce chapitre, bah que comme d'habitude j'adore XD

Florent.............. NE RESISTE PAS A LA TENTATION !!! Comme ça Elizia ne t'aimera plus et ira se consoler chez le Maître XD
Oui parce que en fait le couple Florent X Adonis, je l'aime parce que ca pourrait contribuer à former le couple Elizia X Le Maître !
Florent va apprendre à Adonis à faire des crêpes ? XD
J'espère qu'au prochain chapitre il y aura une scène entre le Maître et Elizia Rire

Pour ce qui est de suites de mes fictions bah je sait pas XD J'arrive pas à trouver le temps et je ne suis pas très motivée XD je prefère lire !

Sur ce, vivement la suite !

6. saya  le 01-01-2010 à 11:23:18  (site)

je veux la suiiiiiiiiiiiiiite!!!!*Je sais pas trop pourquoi mais j'adore Florent! Ben oui le prisonnier faible et tout ça qui tombe entre les mains de l'ennemi... Mais j'aime Elizia, (d'ailleurs, j'adore son nom ^^)

7. laliepetiteangel  le 09-01-2010 à 22:10:06

toujours un plaisir de te lire ! jadore !

8. HaruMeuh  le 14-02-2010 à 20:04:41

* pauvre Florent :' il souffre tellement dans cet endroit tout humide et tout seul en plus >< ça doit sentir le mort ! où est ce qu'il fait pipi et popo ?? :o

* oups ! il y a une petite incohérence ..... Dans le chapitre chapitre 11 il y a cette phrase : "Faire marcher son cerveau était la seule chose qui l’aidait à oublier sa faim, et cela durait depuis plus d’une semaine." et dans ce chapitre tu écris : "- Il y a de cela deux jours que tu es dans les cachots d’un château qui appartient à un grand seigneur dont je suis le serviteur."

* Il n’avait pas sentit l’inconnu l’enlacer pour le bercer, tout comme il n’avait pas sentit ses doigts qui essuyaient ses larmes d’un geste doux et un peu maladroit. >>> c'est dommage parce que c'est beau ^^

* Une étrange lueur brillant dans son incroyable regard bleu, Adonis saisit la main de Florent et la posa sur son torse…à l’endroit où aurait dû battre un cœur. >>> AHA !! J'avais raison Langue héhé c'est bien Adonis Rire

* Il ne savait pas qu’il ne possédait plus rien, son manoir et ses terres ayant brûlé, que plus personne ne l’attendait, ses proches ayant péri dans l’incendie, et que son amant n’était plus en sécurité, mais emprisonné dans ses cachots! >>> sadiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique ><

* Sentant qu’il avait l’attention de tous, le Maître fit une pause pour ménager le suspense, puis il repris, condescendant. >>> manipulateeuuuuur :o

* Il lui était de plus en plus difficile de retenir le sourire triomphale qui lui étirait les lèvres, mais il se fit violence pour se contrôler >>> enfoiréééééééééééééééé :@

* La reine, puis le Conseiller disparurent dans un nuage de fumée sombre, laissant Belzébuth, l’héritier des enfers, et le Maître, dans le grand bureau. >>> mdrrrr le FOURBE il a réussi XD J'AIME XD

* Et qu’aurait dit son amant en le voyant si misérable? >>> mais non c'est mignonnet comme tout :o

J'ai fini le chapitre 13.... il y en a 16...... je crois que je vais attendre le chapitre 18 pour continuer jusqu'au 16 XD j'ai trop pas envie d'être dans une impasse à devoir attendre la suiiiiiite >< jsuis trop lâche Langue héhé

 
 
 
Posté le vendredi 25 décembre 2009

De fil en aiguille

Hello les gens!!!

 

Et oui, je continue avec les cadeaux de Noël!!!

 Voici le dernier OS que je vous avais promis, j'espère qu'il va vous plaire  surtout parce que....je me suis crevée à l'écrire xD

Voilou, je vous laisse lire tranquillement!

 

~~~~~~~~~~~~

 

- Bon! Aujourd’hui c’est qui ton préféré?

Amusé, je regardais mon amie Cornelia, jolie brunette pleine de punch et de verve, se planter devant moi les poings sur les hanches et l’air déterminé.

Je haussais les épaules, juste pour l’énerver un peu.

- Je ne sais pas vraiment. Ils ont pas mal embelli pendant les vacances, alors c‘est dur de choisir…

- Ouais, un peu comme toi en fait. Tout le monde te mattes et n’arrête pas d’en parler depuis la rentrée.

Elle se mordit la lèvre inférieure, marquant une hésitation.

- Mais je dois avouer que c’est vrai, tu es devenu canon. Les vacances d’hiver ça te réussit!

Je m’esclaffais. Bon sang, sa franchise me ferais toujours rire!

- Ah bon, je suis « devenu »? Parce qu’avant j’étais quoi? Un thon?

- Oh non! Mais tu étais juste entre les deux, donc tu étais « bof »!

On riait encore en installant les terrains de badminton, une tâche barbante que personne, en cours d’EPS, n’avait envie de faire, mais comme ça rapportait des points….

C’était vrai que les vacances d’hiver m’avaient réussies, elles m’avaient fait un bien fou! J’avais passé deux semaines ensoleillées à la montagne, partageant mon temps entre le ski, le snowboard et la musculation avec mon père. Slalomer comme un malade sur les pistes couvertes de neige poudreuse et soulever des poids qui faisaient trois fois le mien, m’avait requinqué, et j’avais énormément bronzé à cause de mes bains de soleil.

Renvoyant un volant égaré vers un terrain voisin, j’essuyais mon front couvert de sueur et retournais à ma partie. Je gagnait 6-5.

En plus d’avoir bronzé, j’avais pris cinq centimètres d’un seul coup et deux bon kilos de muscles, ce qui ne faisait que m’avantager. J’étais en forme, plein d’énergie, je me sentais bien mais surtout…beau.

Je ne m’étais jamais trouvé attirant, enfin pas au sens de tombeur universel. Je n’étais pas moche, mais je restais plutôt banal comme mec : yeux marron, cheveux châtain clair, un visage rond avec des pommettes rondes, petite taille et pas de muscles….

Non vraiment, je me fondais dans la masse depuis l’école Elémentaire, mais aujourd’hui, je me sentais différent, autant physiquement que mentalement.

Un volant percuta l’arrière de ma tête dans un bruit feutré, et rebondit sur le sol. Je me penchais déjà pour le ramasser sans me rendre compte que quelqu’un faisait exactement la même chose.

Dans le mouvement rapide que nous esquissâmes pour saisir la balle, nos mains se touchèrent.

Ce contact fut bref, mais tout de même assez appuyé pour que des picotements me parcourent la main des doigts jusqu’au poignet.

M’appuyant sur ma raquette pour me redresser - je venais d’avoir un coup de barre subitement - je relevais la tête….et reconnaissais le propriétaire du volant égaré.

Julien, ou l’un des mes phantasmes le plus vivant, se tenait devant moi, un petit sourire aux lèvres et débordant de sex apeal.

- Désolé pour le coup, et merci d‘avoir voulu le ramasser, l’intention était bonne!

Au bord de la syncope, je me forçais à déglutir. Seigneur, sa voix était si sexy!

- Mais de rien…

Il m’a lancé un clin d’œil.

- Bon j’y retourne! A plus!

Je ne répondais pas, trop absorbé par le mouvement fluide de ses jambes et le roulement de ses fesses joliment rebondies sous le tissu en stretch de son survêtement.

Une tape sur la tête me fit revenir sur Terre.

- Arrête de le mater comme ça sinon les gens vont parler!

- Je m’en fiche, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent! La vache, t’as vu ça? Julien m’a adressé la parole! Il m’a parlé!

Je sentais Cornelia au bord de la crise de rire, mais elle fit la moue pour ne pas céder.

- Moui, c’est vrai que c’est un miracle! Lui qui ne t’as jamais adressé la parole de tout le trimestre, daigne enfin descendre de son piédestal pour t’adresser trois mots!

- Ouais, et après c’est moi qui n’arrive pas à choisir entre son frère et lui!

Nous nous esclaffâmes tout de même, morts de rire.

 

Je passais aux vestiaires à la fin du cours de sport, histoire de me passer de l’eau sur le visage et de changer de t-shirt. Ramener un déodorant et utiliser un change était une habitude que j’avais prise depuis mes entrainements avec mon père, car après avoir passé deux ou trois heures sur les machines, je ne supportais pas de sentir la sueur. Je souris devant la glace. Je n’arrivais toujours pas à me faire au changement, moi qui, avant les vacances détestais toute activité physique, j’étais devenu accro à tout ce qui me permettais de suer!

Eclaboussant mon visage d’eau froide, je passais mes mains mouillées dans mes cheveux pour les rejeter vers l’arrière. Ils avaient beaucoup poussé pendant ces deux semaines de repos, et même le bandeau que j’utilisait n’était pas suffisant pour retenir les mèches trop longues qui me retombaient dans les yeux. Certaines d’entre elles étaient même devenues blondes à cause du soleil, et même si, en revanche, mes yeux n’avaient pas changé de couleur, ils n’étaient plus aussi ternes.

Je retirais mon t-shirt sale et en enfilais un autre après m’être aspergé de déo. C’était parfaitement dégoûtant, mais je devais faire avec: cinq heures de cours me séparaient encore du moment où je pourrais enfin rentrer chez moi pour me prélasser sous la douche!

Je rejoignais Cornelia dans la cour, qui comme à son habitude, épluchait une clémentine.

Nous allions nous diriger vers les salles de cours lorsque Julien me rattrapa.

- Hey! Ca va Corentin? Je t’ai vu jouer tout à l’heure, je savais pas que tu étais si bon!

Si moi je me retenais de faire les gros yeux, Cornelia, elle, ne se gênait pas pour manifester sa surprise par le « O » de sa bouche grande ouverte. J’ai cru vouloir la fusiller.

- Ah, euh merci. Tu n’es pas mal non plus.

- Merci. Et depuis quand tu as de tels abdos? C’est apparu pendant les vacances?

J’avais très envie de lui réponde un truc salé du genre : « Ah? Et depuis quand tu joues les vieux pervers voyeurs dans les vestiaires? C’est apparu pendant les vacances? »

Mais bien sûr je n’ai pas du tout dit ça.

- Oui, j’ai eu un programme…très intensif avec mon père. Semaine au ski.

- Mmmh, je vois, ça te va très bien tu sais? Bon et bah, on se retrouve en cours hein? Allez à plus tard!

- Ouais c’est ça….

Cornelia qui n’avait rien dit jusqu’à maintenant, murmura une chose avec laquelle je fus tout de suite d’accord.

- C’est moi ou, le beau prince s’est transformé en vilain crapaud?

 

- Les notes ne sont pas fameuses… Bien sûr, il y a les exceptions habituelles, mais dans l’ensemble, les résultats sont médiocres. La moyenne du devoir est de 7!

Des murmures de lamentations s’élevèrent de toute part, à commencer par moi, dont la note catastrophique frisait le ridicule: un misérable 6 sur 20 à un devoir de philo dont je ne cherchais même pas à connaître le coefficient, ne tenant pas à crever d’une syncope à l’âge honorable de 17 ans et demi.

Mais j’entendais Cornelia jubiler et la voyait presque sautiller de joie sur sa chaise. Normal, on ne peut qu’être heureux d’avoir un 16 lorsque la moyenne du ledit devoir est de 7, c’est dire le niveau des autres notes…

Le prof passait entre les rangs et distribuait toujours les pauvres copies barbouillées de rouge, n’aya nt rien d’autre à faire d’autre que d’attendre qu’il ait finit, je laissais mon regard dériver sur sa silhouette famélique et sur son crâne dégarni. Je divaguais déjà depuis un bon moment lorsque, deux yeux d’un bleu profond rencontrèrent les miens et s’y soudèrent.

Sachant pertinemment à qui appartenait cette paire d’yeux, j’adressais un petit sourire à son propriétaire, heureux de le voir rougir de façon si mignonne.

S’il y avait des choses qui me faisaient réellement craquer chez Paul, il ne fallait pas chercher loin, car elles étaient simples et pour le moins évidentes.

Il y avait d’abord ses yeux : leur éclat bleuté me donnait toujours l’impression de fondre.

Ensuite, il y avait sa bouche : si pulpeuse et rosée! Combien de fois déjà m’étais-je imaginé en train de l’embrasser? De goûter à la saveur de sa bouche et de butiner à ses lèvres?

Et enfin sa personnalité douce et discrète qui me donnaient toujours ce besoin de le protéger. Elle était tellement différente de celle, si spontané et incroyablement sensuelle, de son jumeau!

D’ailleurs où était-il?

Je détachais à regret mon regard de celui de Paul, pour le lancer à la recherche de Julien. Je le trouvait après quelques investigations, assis au deuxième rang, juste derrière son frère. Lui aussi me regardait.

 

- Non mais tu l’imagines ça? Les deux me mataient! Et en même temps!

- Oui, je sais, j’étais là et j’ai tout vu, même si je ne me suis pas manifestée!

Elle posa une entrée sur son plateau. Des carottes râpées. Berk!

- Qu’est-ce que tu veux que je te dise? T’as la côte! Et en plus ils sont jumeaux alors c’est normal qu’ils fassent les mêmes choses aux mêmes moments.

Je grommelais en posant un plat de pâtes et de viande sur mon plateau, près de mon pain et de mon yaourt sucré.

- Ouais, et bah c’est flippant ok? Surtout quand le jumeau à qui je ne parle pas et qui ne me parle pas se met tout d’un coup à me parler dès que j’ai plus la même tête, et que ses potes s’y mettent aussi!

M’asseyant à une table du fond, je regardais mon amie rire aux éclats.

- Quoi?

- Ha ha! Bah voilà, t’as trouvé la réponse à ta question! Ils te matent parce que tu leur plaît!

J’en restais tout con sur ma chaise.

- Mais ils…Ils ne sont pas gays!

Elle riait encore.

- Et bah, visiblement si!

- Ca alors…

J’entamais mon repas d’un bon coup de fourchette, toujours sidéré par la possibilité que mes deux phantasmes vivants soient du même bord que moi. Bien sûr, j’avais toujours rêvé de pouvoir un jour poser les mains sur eux, mais jamais je n’avais imaginé que ça pourrait être possible!

Je flottais encore sur mon petit nuage de bonheur, lorsque d’un coup de pied discret, Cornelia me fit signe de regarder derrière moi.

Curieux, je le fit…pour me détourner aussitôt, les yeux grand ouverts de surprise.

Retenant un cri d’exaltation - oui j’agissais comme une groupie -, je me penchais vers mon amie pour lui chuchoter à l‘oreille:

- Non mais j’y crois pas, t’as vu ça? C’est pas vrai! Ils me suivent à la trace ou quoi?

- J’en ai bien l’impression…

Les jumeaux s’installaient à la table située juste derrière la nôtre, et je me senti presque bander au contact appuyé du doux renflement des fesses de Julien, lorsqu’il se fraya un passage dans l’espace étroit entre les chaises occupées par d’autres élèves et par moi-même pour atteindre sa place.

Je retenais un hoquet de surprise et lui jetais un coup d’œil, histoire de m’assurer que c’était accidentel.

Médusé, je voyais peu à peu s’étirer sur son visage le sourire gourmand de Julien, et grandir sur ses joues les rougeurs de Paul. Il ne m’en fallut pas plus pour me confirmer l’intentionnel de la chose.

Grommelant des choses inaudibles, je me dépêchais de terminer mon assiette, impatient de me soustraire à leur regards insistants. Cornelia ne disait rien, qu’aurait-elle pu dire? J’avais la trique, et ça se voyait! Il me fallait à tout prix courir aux toilettes maintenant, sinon je n’aurais jamais le temps de me calmer.

- Bon Nelly, à plus tard, je te rejoins au CDI*

Elle hocha de la tête, et me regarda m’éloigner. J’étais désolé de la laisser en plan de cette façon, mais je n’avais pas vraiment le choix.

Me débarrassant rapidement de mon plateau, je me précipitais dans le couloir en directions des chiottes, et m’engouffrais dans une cabine libre. Je déboutonnais mon pantalon, baissais mon boxer et me caressais vivement jusqu’à me faire jouir. Je ne m’attardais pas à fantasmer, j’en aurais bien le temps chez moi. La branlette au lycée, c’était pas très recommandé, je craignais d’être surpris.

J’essuyais mes mains avec du papier-toilette, maudissant Julien et l’attirance qu’il exerçait sur moi, puis je me rhabillais, et sortais de la cabine…pour tomber sur lui.

Julien était là, adossé à la porte de ma cabine, et il murmura, le ton badin:

- Tu as été drôlement long. J’ai faillit toquer pour savoir si tu avais besoin d’aide!

J’ai préféré lui sourire, au lieu de lui foutre mon poing en pleine gueule.

- Et bien, il ne fallait pas te gêner! Ca m’aurait aidé a débander plus vite!

Il s’est avancé vers moi jusqu’à me plaquer contre le mur.

- Tu es gay n’est-ce pas?

Je plongeais mon regard brun dans le sien, tellement plus sombre que le mien.

- Si je disais oui, ça ferait quoi?

Il a esquissé un petit sourire coquin.

- Ca ferait que tu aurais l’opportunité de pouvoir t’envoyer en l’air avec ceux que tu mates et qui te matent depuis qu’on arrivés dans la même classe.

Je faisais de mon mieux pour ne pas laisser pendre ma mâchoire de stupéfaction. C’était trop beau pour être vrai!

- Vraiment?

- Vraiment.

- Je trouve ça louche. Pourquoi tu as attendu jusqu’à maintenant pour me proposer ça? Et puis d’abord, qui te dit que j’ai envie de coucher avec l’un d’entre vous?

Son regard s’est fait plus perçant, et son corps s’est collé au mien, me plaquant un peu plus contre le carrelage.

- Ce n’est pas une blague, on a réellement envie de toi Corentin. Tu sens la bosse sous mon Jean? Et bien, Paul à la même, et tout les deux nous souffrons de ne pas pouvoir nous soulager…avec toi.

Stupéfait, je déglutissais. Plus que jamais, je sentais son sexe gonflé contre le mien, et plus que jamais j’avais envie de le libérer de sa prison de tissu.

Respirant difficilement, je m’efforçais de garder l’esprit clair.

- Tu…Tu n’as pas répondu à ma question!

Il a poussé un petit soupire, sans cesser de bouger son bassin contre le mien.

- Je ne sais pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps….Peut-être est-ce parce que c’est avec Paul que tu te t’entends le mieux, et que ça m’a, disons…un peu refroidit…

Il plongea son visage dans le col de ma chemise, m’inondant le cou de son souffle chaud.

- Et je sais que tu nous veux…tous les deux. Je ne suis pas stupide, j’ai bien vu les regards que tu nous lançais ce matin, et ce midi…et tous les autres aussi, je les ai vu. Nous les avons vus!

Coinçé. J’étais littéralement coinçé, mais j’étais également aux anges! Enfin, mes rêves devenaient réalité!

- Très bien, je m’avoue vaincu, mais…Ton frère n’a rien a dire là-dessus?

- Paul fait le guet dans le couloir. Il a préféré me laisser te séduire et te persuader de venir chez nous ce soir, il s’est senti trop timide pour le faire.

- Vous êtes vraiment différents l’un et l’autre…

- Oh tu crois? Hum, n’en sois pas si sûr, tu serais surpris de voir ce qu’il en est réellement lorsqu’il est dans…un certain état d’esprit.

Je relevais un sourcil, intrigué par ses paroles sibilines. Que voulait-t-il dire par-là? Que Paul avait une sorte de deuxième personnalité?

Julien s’est mit à rire doucement.

- Ne cherche pas, tu ne trouveras pas.

Son regard avait soudainement pris la couleur d’un puits sans fond, et brillait comme de l’encre de Chine la plus pure.

- Tu connais notre adresse?

- Oui.

- Alors nous t’attendrons ce soir, vers 20 heures, ne sois pas en retard…

Puis sans prévenir, sa bouche fondit sur la mienne pour m’emporter dans un baiser profond et langoureux.

Ravi de cette initiative, je nouais mes bras autours de son cou et me collais à lui. Excité et impatient, j’ouvrais les mains et fourrageait avec fougue dans ses cheveux d‘un noir ébène, me dressant sur la pointe des pieds pour atteindre son mètre quatre-vingt.

Mais toute bonne chose a une fin, et ce fut avec douceur, mais fermeté qu’il retira mes bras de son cou et qu’il s’éloigna de moi.

Se léchant les lèvres avec gourmandise, il y recueillit les dernières traces de salive et me lança:

- Y a pas à dire, tu es devenu vraiment canon Corentin…

 

Les cours passèrent à une vitesse folle, jamais encore une journée de lycée ne m’avais parue aussi courte…et je m’en réjouissais.

J’avais raconté toute la scène à Cornelia, qui n’avais pas vraiment apprécié. Un plan à trois selon elle, et surtout entre mecs, était plein de risques et plus qu’inconvenant. Mais elle pouvait dire ce qu’elle voulait, je savais très bien qu’elle était contente pour moi.

Je me présentais chez les jumeaux à 20 heures pétantes, vêtu de mes atours les plus sexy.

Leurs parents, m’expliquèrent-ils, étaient partit rendre visite à leur famille éloignée, et ne devaient revenir qu’à la fin de la semaine…

Ce qui leur permettait de disposer de l’appartement à loisir!

Ils envahirent ma bouche de baisers langoureux, chacun mêlant sa langue à la mienne dans un ballet des plus érotique.

Ils voulurent me déshabiller, et glissant leurs mains impatientes sous mon manteau de laine grise, ils découvrirent mon torse, nouvellement musclé, moulé dans un fin débardeur en résille, puis sous le pantalon de velours, mes fesses, musclées elles aussi, traversées par un string de soie noire.

L’envie de porter un tel sous-vêtement m’avais titillé dès que j’étais rentré chez moi pour me changer, car je connaissais son effet sur mes conquêtes: il était dévastateur.

- Bon sang, c’est pas possible d’être aussi bien foutu!

- Oui, je suis presque jaloux de ce bout de tissu bien trop collé à ton magnifique postérieur…

Alors que débutaient les premières caresses, je me rendais compte avec ébahissement, que c’était Paul qui menait la danse…ou plutôt nos ébats. Cela me faisait tout drôle de voir les rôles inversés, et je comprenais mieux à présent, pourquoi Julien m’avait parlé d’un changement de comportement en ce qui concernait son frère : le doux agneau devenait loup une fois la nuit tombée…et ça me plaisait!

Une fois arrivé dans leur chambre, j’observais leurs lits accolés, et m’y allongeait, totalement nu sous leurs regards affamés, pour commencer à me caresser pour les exciter un peu plus.

Mon bas-ventre désormais dur, et mon regard humide de plaisir suffirent à les faire craquer, et ils se jetèrent sur moi, le regard brûlant.

Pendant longtemps, et très longuement, leurs mains et leurs bouches parcoururent mon corps avec précision, me faisant frissonner, gémir, et crier. L’excitation se mêlait à la chaleur torride de nos corps, nous faisant transpirer et haleter de plaisir. Ce parfum musqué et la brillance de nos corps en sueur suffisaient à me faire perdre la tête, et d’un coup de hanche impérieux, je m’enfonçais un peu plus dans la bouche soyeuse de Julien qui me caressais les fesses d’une main ferme. Paul jouit dans la mienne et je m’appliquais à tout avaler, me délectant de cette semence si longuement désirée.

Je jouit à mon tour lorsque la langue, puis le doigt de Julien me pénétrèrent, s’enfonçant puissemment en moi. La sensation était nouvelle pour moi car je n’avais jamais encore été pris, étant habituellement actif. Tout était une première pour moi, car je n’avais jamais encore participé à une partouse et l’adrénaline me grisais.

Julien s’allongea sur le dos, les jambes écartées à l’extrême pour me présenter son anus rosé et son sexe encore dur. Le sourire aux lèvres, il me fit signe d’approcher, mais j’hésitais, n’était-il pas le dominant?

Sentant mon hésitation, Paul se plaça derrière moi, frottant sa verge tout cotre ma raie, mordillant goulûment le lobe de mon oreille jusqu’à me faire frémir, et murmura:

- Tu réfléchit trop Cori…Julien est un passif. Malgré sa grande gueule, il ne peut pas résister devant une grosse queue…Allez vas-y…

Le langage de Paul était cru, bien trop cru pour l’image de garçon calme et timide que j’avais de lui. Mais je n’avais pas le temps ni l’envie de me préoccuper de ça pour l’instant, car j’étais à nouveau dur et excité à mort.

Humidifiant abondamment mes doigts de salive, je les introduisais doucement en lui l‘un après l‘autre, cherchant le point sensible qui le ferait crier de plaisir.

Entre temps, Paul m’avais placé à quatre pattes et me léchait du bout de sa langue brûlante, cherchant à me pénétrer de celle-ci, me faisant haleter et gémir d‘impatience.

Le plaisir que Paul me procurait devenait si intense en moi que j’eu du mal à rester concentré sur la préparation de Julien. Mais bientôt, je trouvais le petit renflement de sa prostate et le stimulais doucement du bout de mes doigts. Immédiatement, il se cambra au-dessus des draps, agrippant les couvertures d’une poigne féroce, cherchant mes lèvres, le visage ravagé par la jouissance qui montait en lui. Excité par ce spectacle et par la langue inquisitrice de Paul sur mon anus, je me penchais pour céder à la demande muette de Julien et mêlais ma langue à la sienne, heureux de pouvoir explorer sa bouche à mon aise.

C’est à ce moment que Paul incéra deux doigts en moi, les bougeant rapidement pour détendre mon entrée serrée. Puis Julien se plaça lui aussi à quatre pattes, tandis que je me collais à lui, et Paul à moi.

Doucement, je posais la tête de mon pénis sur son entrée dilatée, et sur un signe de lui, je me poussais jusqu’au fond de lui, me concentrant pour rester doux et ne pas jouir dans l’instant tellement le contact de son fourreau intime était incroyable. Être en Julien était si bon!

Sentant que Paul s’impatientait, je me reculais vers lui pour qu’il me pénètre à son tour. Mais je ne pu retenir une grimace de douleur et de surprise lorsque je le sentis forcer un peu pour s’enfoncer en moi. Chacun de ses râles marquait une étape de sa progression lente et mesurée, et connaissant son impatience, je le remerciait mentalement d’être si doux.

Bientôt, il buta au fond de moi, et je fus prisonnier des deux frères. Avec Paul en moi et Julien autour de moi, j’étais à la fois l’actif et le passif, le dominant et le dominé…et j’aimais ça!

Sentant ma tension, Paul me caressa doucement les fesses, le bassin et le torse pour me calmer, puis lorsque je tournais la tête vers lui pour l’embrasser avec fougue, il compris qu’il pouvait bouger.

Ces hanches se mouvèrent d’abord en moi avec douceur, soucieux de ne me donner du plaisir, puis il accéléra, m’entrainant avec lui dans une danse sauvagement sensuelle et impudique.

J’allais et venais en Julien avec la même cadence, m’accordant au rythme de Paul pour garder la même unité de mouvement, nous sentant en parfaite osmose.

Le plaisir que je ressentais était indéfinissable: les frottements de la verge de Paul contre les parois de mon anus et les répercutions puissantes de son gland sur ma prostate, me faisaient violemment frissonner, multipliant par dix le plaisir que j’avais de pénétrer Julien encore et encore, de sentir autour de moi sa chaleur de fournaise et la soie de son anus qui se rétractait de plus en plus rapidement.

Je me sentais tomber, noyé que j’étais dans cet insoutenable tourbillon de plaisir. Puis incapable de me maitriser, je me mis à crier lorsque Paul accéléra la cadence, m’obligeant à faire de même, me propulsant dans un autre monde où les limites n’avaient plus droit de cité.

La jouissance explosa en nous sans prévenir, nous laissant tremblants et frissonnants sur les draps.

 

Plus tard, lorsqu’on a retrouvé assez de lucidité on a remis ça, encore et encore jusqu’à l’épuisement.

Je n’avais dormi que quelques heures, et c’est à peine si j’arrivais à marcher le lendemain matin.

J’arrivais en retard en cours d’économie, sous le regard désapprobateur du professeur et de Cornelia assise à ma droite.

Elle m’apostropha dès que j’eu posé une fesse douloureuse sur ma chaise.

- Ecoute, je ne veux pas savoir ce que vous avez fait - même si je l’imagine parfaitement - mais je dois te dire que les cernes ne te vont pas!

Je la regardais, épuisé mais radieux.

- Merci, je te souhaite aussi le bonjour!

Je me détournais d‘elle pour jeter un regard circulaire sur les élèves de ma classe, à la recherche des visages familiers de mes amants d‘une nuit... et peut-être de bien d’autres.

Je trouvais rapidement Paul, assis au dernier rang, puis Julien, avachi sur sa chaise dans la rangée du milieu, et tout deux piquaient un somme matinal.

J’étais rayonnant de bonne humeur malgré ma fatigue. Et mon sourire ne voulais pas quitter mes lèvres même si je souffrais le martyre au niveau de ma chaise.

En fait, je planais littéralement! J’avais le cœur trop léger et euphorique pour revenir sur Terre.

La tête enfoncée entre mes bras croisés sur la table, j’avais gardé les yeux fermés pour revivre comme dans un rêve la nuit d’hier, pour savourer en silence le lien qui, de fil en aiguille, s’était tissé entre nous sans que je m’en aperçoive….J’avais eu une chance inouïe!

Et je la dégustais avec délices.

 

 

*CDI : Centre de Documentation et d'Information, une sorte de bibliothèque du lycée quoi...^^

~~~~~~~~~~~~

Voilli voilou, j'attend vos avis!

 

 


 

1. Ionion  le 25-12-2009 à 19:49:03

CDI : quelle horreur avec les deux vieilles peaux xD
Ta fic : j'adOOooooore
Joyeux nowel !!!

2. Lillycp  le 25-12-2009 à 20:56:01  (site)

Ben, je vais être honnête, j'ai pas ét vraiment transcendée ce coup-ci, surtout que y avait beaucoup de fautes d'orthographes. en fait, c'était du sexe pour du sexe puisque, en plus, les gars se connaissaient même pas. Bon, bon, je vais lire le chapitre 13 ,coooooooooool, il est enfin écrit!!

3. saya  le 31-12-2009 à 10:52:00  (site)

coucou, c'est la première fois que je viens faire un tour sur ton blog, et je suis agréablement surprise!!!
le lémon... francement, j'adore!!! Du sexe pour du sexe, c'est bien aussi... miam

4. Wolf__  le 31-12-2009 à 14:33:52  (site)

C'est sur que ca change de tes fictions beaucoup plus sentimentales ! XD
Mais bon au moins ca montre que tu peux ecrire de tout !

5. lalielatiteangel  le 02-01-2010 à 20:36:22

jai bien aimée , sa me rappelle kelkun vaguement looooooooool nn franchement ct super miam!

6. HaruMeuh  le 01-03-2010 à 18:51:46

* se planter devant moi les poings sur les hanches et l’air déterminé. >>> le genre de pose que prenait ma mère pour me dire de ranger ma chambre XD

* j’avais pris cinq centimètres d’un seul coup et deux bon kilos de muscles >>> OUAAAH XD

* nos mains se touchèrent >>> cute *_*

* débordant de sex apeal >>> le sex de la pile... un truc u-ni-ver-sel !!!!

* Il m’a lancé un clin d’œil.>>> fufufufufu *_*

* Je ne répondais pas, trop absorbé par le mouvement fluide de ses jambes et le roulement de ses fesses joliment rebondies sous le tissu en stretch de son survêtement. >>> j'ai tout imaginé XD

* je ne supportais pas de sentir la sueur >>> qui aime ça ? Oo

* j’étais devenu accro à tout ce qui me permettais de suer! >>> ouai je vois c'que tu veux dire ^^

* C’était parfaitement dégoûtant >>> j'étais en train de me dire "il pouvait pas se passer une lingette sur le corps avant ?" XD

* épluchait une clémentine >>> MIIAAAAAAAAM !!!!!!!!!!!!!!

* je savais pas que tu étais si bon! >>> fufufu et t'as encore rien vu Langue

* - C’est moi ou, le beau prince s’est transformé en vilain crapaud? >>> mdrrrrrrr Corentin lui ferait-il de l'ombre ???

* - Les notes ne sont pas fameuses… Bien sûr, il y a les exceptions habituelles mais…dans l’ensemble, les résultats sont médiocres. La moyenne du devoir est de(...) >>> mdrrr qu'est ce que j'ai pu l'entendre celle là XD

* De goûter à la saveur de sa bouche et de butiner à ses lèvres? >>> ça me donne faim ?

* - Non mais tu l’imagines ça? Les deux me mataient! Et en même temps! >>> ça peut être sympa Langue prends les deux XD

* Je flottais encore sur mon petit nuage de bonheur >>> t'envole pas trop loin mon coco, on sait jamais XD

* je me senti presque bander au contact appuyé du doux renflement des fesses de Julien >>> il t'en faut peu XD

* sortais de la cabine…pour tomber sur lui. >>> faut le faire quand même XD MWAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!

* - Tu as été drôlement long. J’ai faillit toquer pour savoir si tu avais besoin d’aide! >>> fumier XD

* VOUS ETES AUX TOILETTES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! oO

* Il a préféré me laisser te séduire et te persuader de venir chez nous ce soir, il s’est senti trop timide pour le faire >>> fufufu alleeeez tu vas pas dire non Langue

* - Alors nous t’attendrons ce soir, vers 20 heures, ne sois pas en retard… >>> jsuis pas d'accord !!! c'est l'heure pour DINER par pour les coucheries XD

* me dressant sur la pointe des pieds pour atteindre son mètre quatre-vingt. >>> ah oui quand même !! je sais pas pourquoi depuis tout à l'heure je les imagine de petite taille ^^"

* Se léchant les lèvres avec gourmandise >>> quelle perversité XD

* Leurs parents, m’expliquèrent-ils, étaient partit rendre visite à leur famille éloignée >>> il faut toujours les envoyer au loin ceux là XD

* ne devaient revenir qu’à la fin de la semaine >>> ouai mais c'est pas dit quoi XD

* je met que des "XD" :'

* Ils envahirent ma bouche de baisers langoureux >>> ah ça y est ça a commencé Oo loool

* traversées par un string de soie noire. >>> ouhouohouhouuuuuuuuuuu lalalaaaaaaaa

* hot hot hot session biiiiiiiiiiiip *

* Bientôt, il buta au fond de moi, et je fus prisonnier des deux frères >>> quelle image érotiiiique Oo

* Je n’avais dormi que quelques heures, et c’est à peine si j’arrivais à marcher le lendemain matin. >>> pas étonnant ^^"

 
 
 
Posté le jeudi 31 décembre 2009

Bonne nouvelle année à tous!!!

 

BONSOIR A TOUS!!!

 

 

Voili volou, c'est une année qui se termine et une nouvelle qui commence!! ^^

 

Je sais, que c'est un peu tôt, je mais je vous souhaite une...5...4...3...2...1...0 UNE BONNE ET HEUREUSE NOUVELLE ANNEE!!!!!

 

Je le fais maintenant parce que je serais pas chez moi dans...30 secondes XD

Alors....amusez-vous bien, et pas trop de bêtises!!

 

Bisous baveux et pleins de champagne!!!

 


 


 

1. xunknowngirlx  le 31-12-2009 à 19:18:16  (site)

Bonjour !
Juste dire que j'aime ton blog...vraiment bien !

Bonne année.

édité le 31-12-2009 à 19:20:25

2. ricardo  le 01-01-2010 à 01:22:04  (site)

Félicitation pour cette "reconnaissance du jour " ...

Bonne année...

@micalement, Ricardo

3. anaflore  le 01-01-2010 à 08:20:06  (site)

bravo pour la photo et bonne année

4. Lillycp  le 01-01-2010 à 15:35:59  (site)

Bonne année à toi aussi!!!! L'année commence bien après un chouette réveillon et une bonne petite dispute avec mon petit frère XD ! Et les bonnes résolutions ??! -_-'

Faut aussi que je me mette à réviser...

5. Leshaya  le 03-01-2010 à 22:01:38  (site)

Bonanéééééé =D

J'espère qu'elle sera riche en fics et inspiration! ^^

6. Leshaya  le 03-01-2010 à 22:01:39  (site)

Bonanéééééé =D

J'espère qu'elle sera riche en fics et inspiration! ^^

 
 
 
 

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